Mardi, 26 Septembre 2017
UNRIC logo - français

l'ONU dans
votre langue

Madame le Pen, de quoi, de qui voulez-vous protéger la France ?

Husein

17 février 2017 - Dans un discours prononcé le 16 février à l’Institut pour la paix de Washington, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a une nouvelle fois dénoncé les nationalistes qui remettent en cause les institutions et le droit international et prônent le repli sur soi.

Ce discours, intitulé « l’impossible diplomatie des droits de l’homme » est un vibrant plaidoyer pour les institutions et conventions internationales qui mettent l’humain au centre de leur préoccupation et ont permis depuis 70 ans « de repousser la perspective d’une troisième guerre mondiale ».

« Le droit international, le droit international des réfugiés, le droit international des droits de l’homme, le droit humanitaire international, le droit pénal international ( …) ne sont pas, comme certains voudraient nous le faire accroire, le résultat d’un gribouillage bureaucratique d’après-guerre. Ils ont été tressés à partir des hurlements des millions de victimes qui sont mortes violemment et qui ont souffert horriblement au fil des siècles. Nous savons très bien ce qui se produirait s’ils venaient à disparaître », estime le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

ll s’inquiète des attaques contre cette diplomatie des droits de l’homme par plusieurs personnalités politiques qui font la promotion d’un repli sur soi et d’un retour au nationalisme.

Il y a quelques mois, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme avait dénoncé « l’effrayante rhétorique discriminatoire reposant sur une vision d’un passé prétendument pur » de plusieurs leaders politiques européens et autres « populistes, démagogues et fantaisistes politiques » citant plusieurs noms dont M. Wilders M. Trump, M. Orban, M. Zeman, M. Hofer, M. Fico, Mme Le Pen et M. Farage. (lire ici)

Peu après notait hier le Haut-Commissaire, la candidate du Front National à l’élection présidentielle française indiquait dans une tribune : « il n’y a ni ressentiment à l’égard de quiconque, ni nostalgie ; mais le simple désir, exprimé démocratiquement – sereinement et pacifiquement – de protéger et de faire rayonner notre culture ... et, tout simplement, à continuer d’exister. »

« Se protéger de quoi ?  De qui son pays doit-il se protéger ?  Et comment propose-t-elle d’organiser cette protection pour que son « peuple  » puisse  «  continuer d’exister ? », s’interroge M. Zeid Ra’ad Al Hussein. « Il semble que les cibles qu’elle vise, au moins dans sa lettre, ne soient pas les terroristes desquels nous devons tous nous protéger, mais les institutions et les lois régionales et internationales que mes collègues et moi-même encourageons et représentons.  Elle écrit que nous constituons une « hyper classe mondiale ... une caste qui méprise les peuples et donc les hommes, leur diversité, leurs richesses spécifiques. », poursuit-il.

Il s’est dit profondément préoccupé par « la demande croissante de protectionnisme, d’unilatéralisme, dans les proclamations de pureté nationale ou religieuse et le rejet de ce que certains ont appelé « le soi-disant droit international ». »

Pour contrecarrer les terroristes « ne serait-il pas plus avisé de tirer parti des très nombreux musulmans qui les méprisent, au lieu d’aliéner le groupe même qui est le plus susceptible de dévoiler leurs opérations ? », s’interroge le Haut-Commissaire.

Il craint en effet que « l’agent pathogène du populisme de la discorde infecte rapidement de nombreuses régions du monde » et qu’une « part considérable de ce à quoi nous œuvrons semble désormais être menacé ».

Pour lui une diplomatie des droits de l’homme, mise en œuvre par les institutions internationales, est plus que jamais nécessaire. « Je veux faire partie d’un mouvement qui dépasse mon appartenance à ma famille, à ma tribu ou à ma nationalité, qui dépasse mon origine ethnique, ma race, ma religion ou mon genre, mon affiliation professionnelle, mon orientation sexuelle et autres .(…) Je veux me sentir humain avant tout », conclut-il.

onucarrieres

OFFRE DE STAGE
BUREAU FRANCE 

Etudiants en communication, sciences politiques, relations internationales, vous avez un niveau Master 1 ou plus ?
Rejoignez l'équipe du bureau France du Centre régional d'information des Nations Unies, pour un stage (non rémunéré) de six mois à Bruxelles. Prise de fonction immédiate.

Plus d'information

Envoyez vos CV à [email protected]

Couverture rapport ODD 2017

Réseaux Sociaux

facebook64x64 Dblue twitter64x64 Dblue
France et Monaco

facebook64x64 Dblue
Belgique et Luxembourg

Moments forts de l’Assemblée générale de de vendredi 22 septembre

news32x32 DblueNominations

  • Le Secrétaire général nomme Mamadou Diallo, de la Guinée, Représentant spécial adjoint de la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (20 septembre 2017)

    Liste complète...