Mercredi, 17 Juillet 2019
UNRIC logo - français

l'ONU dans
votre langue

De la Révolution verte au développement rural

deschutter-bisCe mardi 25 mars, Olivier De Schutter, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le Droit à l’alimentation, a fait un état des lieux sur la problématique de la faim dans le monde à l’occasion d’une conférence organisée par l’APNU et UNRIC en partenariat avec les services de Wallonie-Bruxelles Internationale. A cette occasion, il est revenu sur le rapport spécial sur le Droit à l’alimentation qu’il a remis aux Nations Unies en janvier 2014.

852 millions, un chiffre encore sous-évalué
La FAO estime à 852 millions le nombre de personnes actuellement sous-alimentées. Pourtant, ce chiffre ne prend pas en compte la faim saisonnière (famines des saisons sèche), le fait que les personnes qui souffrent de la faim ont un niveau d’activité physique souvent plus demandeur en calories que les autres, et les cas de discriminations culturelles de genre, quand les hommes se servent avant leurs femmes par exemple.

Aujourd'hui, 50 % des gens qui souffrent de la faim sont eux-mêmes des paysans. Olivier De Schutter identifie un cercle vicieux qui accélère encore le phénomène de regroupement des exploitations agricoles et restreint le nombre des propriétaires : concurrence pour les ressources, migration vers les villes, spécialisation dans les cultures d’exportation, dumping des prix, incapacité d’émerger pour les propriétaires de petites exploitations.

Obésité et malnutrition : les deux problèmes coexistent en outre dans certains pays émergents.  Tandis qu’on distingue un phénomène de transition nutritionnelle entraînant des pathologies plutôt observées dans les pays riches ; une part importante de la population y souffre toujours de sous-nutrition.

Gaspillage ou mauvaise répartition ?
Un tiers aujourd’hui, et bientôt la moitié de la production mondiale de céréale n'est plus consommée par l'Homme, mais déviée vers la production intensive de viande destinée aux marchés internationaux. A cela, on note que 30 % de la part de la production agricole destinée à la consommation humaine est gaspillée ou perdue.

Enfin, nous courrons droit dans le « mur des limites écologiques » comme l’indique O. De Schutter. Les systèmes actuels de production agricole ne sont pas soutenables, il suffit pour cela d’observer la vertigineuse perte de biodiversité, l'acidification des océans, la baisse de fertilité des sols entre autres, autant de signaux d’alarmes et de facteurs aggravants qui doivent être pris en compte.

Quelles solutions ?
Il existe plusieurs pistes pour endiguer le problème conclut le conférencier. Opter pour des productions plus durables, sous la forme de l'agro-écologie par exemple. Ou encore relocaliser les systèmes agro-alimentaires, notamment par le retour aux cultures vivrières et la connexion des petits producteurs aux marchés locaux. Et privilégier une approche globale, qui prenne en compte également l’impact sur l’écologie, la santé publique et la protection sociale. Et se préoccuper enfin des verrous que constituent les infrastructures existantes, la concentration des propriétés, les habitudes socioculturelles et l’intégration de ces mesures dans les décisions politiques.

Plus d’informations

•    Le dernier rapport d’Olivier De Schutter sur le droit à l’alimentation (version française)
•    Interview d'Olivier De Schutter

Réseaux Sociaux

facebook64x64 Dblue twitter64x64 Dblue
France et Monaco

facebook64x64 Dblue
Belgique et Luxembourg

La semaine passée à l'ONU
8 au 12 juillet 2019

Screenshot 2019 07 11 The Sustainable Development Goals Report 2019 French pdf

united to reform web brand fr 960x540 cropped

news32x32 DblueNominations

  • L​​​​​​​​​​e nouveau Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, Nicolas de Rivière, a présenté ses lettres de créance (8 juillet 2019)

  • Le Secrétaire général nomme Mirko Manzoni, de la Suisse, Envoyé personnel pour le Mozambique (8 juillet 2019)

    Liste complète...