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La Commissaire européenne Connie Hedegaard souhaite que le Sommet de l’ONU sur les changements climatiques démontre une volonté politique sérieuse

Hedegaard resized31 mars 2014 - Le changement climatique sera à l’ordre du jour de la visite du Secrétaire général des Nations Unies à Bruxelles du 1er au 3 avril. Outre des réunions avec des dirigeants européens et des fonctionnaires de l'UE, Ban Ki-moon prononcera un discours intitulé « Sur la route de Paris 2015: vers un nouveau pacte mondial sur le climat» au cours d’un débat organisé par Friends of Europe à Bruxelles. Son allocution intervient peu après que le Conseil européen a reporté à l’automne prochain les négociations portant sur la fixation des objectifs de réduction des émissions de CO2. Ellel fait également suite à sa visite au Groenland la semaine dernière qui avait pour but d’attirer l’attention sur le changement climatique et ce avant le Sommet sur le climat qu’il a convoqué à l'Assemblée générale de l’ONU le 23 septembre 2014.

 

Un des interlocuteurs de Ban Ki-moon à Bruxelles cette semaine est Connie Hedegaard, la Commissaire européenne chargée de l'action pour le climat. Elle a donné un entretien au Centre régional d’information des Nations Unies la semaine dernière.

 

Nous avons tout d’abord demandé à la Commissaire quels sont ses espoirs quant aux résultats du Sommet sur les changements climatiques.

« Je souhaite que l'intention du Secrétaire général porte ses fruits et que les dirigeants se rendent au Sommet. J'espère que cela les aidera à prendre conscience des problèmes concernant le changement climatique. J'espère également que certains dirigeants de pays émetteurs de grandes quantités de gaz à effet de serre annonceront leurs plans pour l’après 2020 parce que c'est ce dont nous avons besoin pour la Conférence de Paris 2015. Ce type d’annonce serait déjà un bon résultat. Un autre bon résultat serait que nous allions de l'avant sur certaines questions de financement. Il faudrait s’intéresser aux modèles de financement alternatifs. L’élimination progressive des subventions aux combustibles fossiles a déjà souvent été évoquée, cela pourrait être l’occasion de se mettre d’accord sur les modalités pratiques de sa mise en œuvre. Il y a donc beaucoup de projets en chantier et j'espère que ce Sommet convoqué par Ban Ki-moon pourra envoyer quelques signaux forts qui attestent de l’existence d’une véritable volonté politique d’aborder sérieusement le changement climatique au plus haut niveau. ».

Certains ont exprimé leur déception sur l’issue du récent Sommet européen, où les discussions sur l’Ukraine ont pris le dessus sur le changement climatique.

« Pour des raisons évidentes, nos dirigeants devaient discuter des actions à entreprendre suite aux événements qui se passent en Ukraine. Après cette discussion, ils ont abordé les cibles concernant le climat et l’énergie pour 2030, et je pense que ça n’a pas nui à cette discussion car ils se sont rendu compte de l’ampleur de notre dépendance politique de l’importation de combustibles fossiles de la Russie. Normalement nous parlons de cela en termes économiques, de combien ça coûte. Nous payons plus d’un million d’euros tous les jours, année après année, pour payer nos importations de combustibles fossiles de pays tiers. Ces dernières semaines nous avons assisté à une recrudescence des coûts politiques de la dépendance énergétique. Donc je pense que c’était, dans un sens, un avertissement et que peut-être ça a aidé au fait que que nos dirigeants se sont mis d’accord à l’unanimité qu’au plus tard en octobre ils décideraient des différentes cibles pour 2030 : énergies renouvelables, efficacité, le sort des réductions de CO2 et le système d’échange de droit d'émission, la dépendance énergétique ; tout cela devra être adopté d’ici à six mois. Ce n’est pas un mauvais résultat, c’est un résultat solide. ».

À propos d’un accord sur le climat à Paris en 2015 : inévitablement l’attention se portera sur les économies émergentes, qui ne sont pas encore liées par les réductions d’émissions en raison de leur statut de pays en développement. Est-ce que ce débat sera un obstacle au progrès sur cette question ? « J’espère que nous devrons pas continuer cette discussion récurrente nord-sud. Certains pays devront faire des choses car ils seront obligés, d’autres les feront volontairement. Nous devons tous poursuivre des stratégies de croissance et un développement plus soutenu en matière d’environnement. Ce n’est pas une punition, mais une question d’opportunité pour l’avenir. Bien sûr, ceux qui sont déjà riches, développés et industrialisés auront plus à faire et plus tôt que ceux qui ne le sont pas, mais nous avons tous notre pierre à apporter à l’édifice ».

 

 

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