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Sept choses que vous ignoriez sûrement sur la faim en Afrique

Un homme portant un sac de pois cassés sur sa tête. Crédit photo :UN Photo/Albert González Farran

1. La faim, une menace récurrente dans la région du Sahel

Dans sa nouvelle fonction d'Envoyée spéciale (du Secrétaire général des Nations Unies) et chef du Bureau pour le Sahel, Mme Hiroute Guebre Sellassie, devra faire face à une situation de crises qui se superposent : les crises alimentaires aggravent les conséquences des conflits armés. Dans cette région du monde, sur la seule année 2012,18 millions de personnes ont vécu sous la menace de telles crises. L’année dernière ce chiffre a certes diminué, mais était encore équivalent à l’ensemble de la population belge (soit plus de 11 millions de personnes), dont 1,4 million d’enfants qui pourraient souffrir de malnutrition sévère.

2. Pam, FAO, OCHA : le triptyque onusien des programmes de long terme

Trois organisations des Nations Unies tentent de libérer les Sahéliens de cette menace permanente. L’année dernière, durant les soudures (périodes entre deux récoltes, de mai à septembre) le Programme alimentaire mondial (PAM) a alimenté entre 5 et 6 millions de personnes chaque mois. Simultanément, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a assisté plus de 5,2 millions de personnes, tandis que le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) a également mobilisé des ressources afin d’aider les communautés dans le besoin.

 3. Les premiers « 1000 » jours de la vie d’un enfant sont déterminants

En plus du maintien de ses engagements précédents, le PAM et le Ministère guinéen de la santé ont lancé cette année un projet pilote dans le cadre de l’initiative « 1000 jours » financé par le gouvernement japonais. Les mille premiers jours d’un enfant étant une période cruciale de son développement, ce projet, qui durera 3 ans, cible 3000 femmes enceintes et mères allaitantes et 3000 enfants de 6 à 23 mois dans la région de Labé (Guinée).

4. La malnutrition chronique a trois causes principales 

  • un apport alimentaire insuffisant,
  • des pratiques alimentaires inadaptées aux nourrissons
  • des conditions d’hygiènes défavorables.

Ce programme des 1000 premiers jours s’attaquera à chacune de ces trois causes sous-jacentes de la malnutrition chronique.

5. En République centreafricaine, la situation nécessite des mesures d’urgence 

Outre les projets de long terme, le PAM fait aussi face à des situations d’urgence comme c’est actuellement le cas en République centreafricaine. Ainsi, la semaine dernière il a transporté, via un pont aérien, 50 000 litres de carburant de Nairobi à Bangui. Ce carburant couvrira les besoin du Service Humanitaire Aérien des Nations Unies, également géré par le PAM, qui assure un ravitaillement dans les régions inaccessibles par la route.

« Nous espérons qu’un accord puisse aboutir entre les chauffeurs, les compagnies pétrolières, le gouvernement et les autres parties prenantes afin d’assurer la reprise des distributions rapidement » a ajouté Denise Brown, directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.

6. Les sud-soudanais font face à une crise de la faim sans précédent

Le Soudan est tristement connu pour combattre les pénuries alimentaires depuis des années, cependant le conflit qui dure depuis décembre aggrave considérablement la situation. Avec 32,5% d’enfants de moins de 5 ans en sous-poids, le Soudan du Sud occupe actuellement le 11èmerang des pays dont la malnutrition infantile est la plus élevée. Environ 803 000 personnes sont déplacées au Soudan du Sud. Ils ont perdu leurs maisons, et ont désespérément besoin d’aide alimentaire.Environ 270 000 personnes ont fui dans les pays voisins depuis décembre et entre 4000 et 5000 personnes traversent chaque semaine la frontière vers l’Ethiopie. Faisant face à cette crise inédite, le PAM a atteint plus de 502 000 personnes affectées par le conflit. Au total, il a pour but de venir en aide à 2,5 millions de personnes au Sud de ce pays.

7. En somalie, une fille présente à 80% des cours dispensés par son école ramène 3,6 kg d’huile chez elle

Six enfants somaliens sur 10 ne vont pas à l'école : c’est l’un des taux de scolarisation les plus bas au monde. Cependant, une paix relative commence à s'installer dans certaines régions du pays, ce qui permet de faire évoluer cette situation. Aujourd'hui, le PAM offre des repas à environ 106 000 enfants dans 473 écoles primaires. Pour lutter contre la tendance des parents à garder leurs filles à la maison, il fournit des rations de 3,6 kg d'huile pour chaque fille présente à l’école au moins 80%  du temps, par mois. D’après Mohammed Osman Ismail, Directeur de l’une de ces écoles, « Avant que le programme de repas n’ait commencé, nous n'avions que 100 étudiantes. Maintenant, nous en avons 385, sur un total de 780 étudiants ».

Crédit Photo :UN Photo/Albert González Farran

Plus d’information sur la crise alimentaire dans la région du Sahel 

La faim au Sud Soudan

Le projet pilote de l’initiative « 1000 jours »

Le pont aérien pour aider la RCA (article UNRIC)

La faim en Somalie

 

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