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Libéré de l’esclavage

Crédit photo @UNESCO : Cape Coast Ghane historical centre of slave trade source UNESCO

22 août 2014 - « En créant une société où tous les gens, peu importe la couleur de leur peau, recevaient leur liberté et droits civils, la révolution haïtienne a transformé le monde. Cet événement était un élément crucial pour l’abolition de l’esclavage en Amérique et pour cette raison un moment crucial dans l’histoire de la démocratie qui a fondé le combat continuel pour les droits de l’homme. C’est la raison pour laquelle nous sommes tous des descendants de la révolution haïtienne et que nous portons tous une responsabilité vis-à-vis de nos ancêtres. »

Ces paroles de l’historien Laurent Dubois, de la Michigan State University, forment la pensée centrale de cette journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (23 août). Du seizième au dix-neuvième siècle, environ 12,5 millions d’esclaves noirs ont été vendus dans le domaine transatlantique (Amérique du Nord et les Caraïbes). Ce commerce, aux mains des superpuissances européennes, a coûté la vie à de millions de gens et a forcé les autres à mener une vie d’esclave.

Durant la nuit du 22 au 23 août 1791, un changement s’est déclenché à Santo Domingo (à présent Haïti et la République dominicaine). Les esclaves noirs se sont révoltés contre leurs maîtres français et ont commencé la révolution haïtienne.

Celle-ci a marqué le début de l’abolition du commerce des esclaves et s’inscrit dans l’histoire comme la première et seule révolte d’esclaves réussie. Le premier janvier 1804, le peuple a déclaré son indépendance. Haïti est ainsi devenu le premier pays noir indépendant du monde.

Afin de commémorer la souffrance des millions d’esclaves à travers les siècles, mais aussi pour démontrer les interactions globales que celle-ci a provoquées ainsi que la promotion d’un dialogue interculturel, les Nations Unies ont organisé cette journée internationale pour la première fois en 1988. Cette décision a été dynamisée en 2001 lorsque la communauté internationale a reconnu l’esclavage et son commerce comme crimes contre l’humanité. Pendant cette journée internationale, l'UNESCO collabore avec des historiens, des artistes, des enseignants et la population mondiale sur des initiatives de commémoration de l’esclavage et, plus important, de son abolition.

Cette année, le vingtième anniversaire du projet « Route de commerce de l’esclavage » est célébré. Ce projet a pour but d'étudier le commerce d’esclavage, d’en observer les conséquences culturelles et de promouvoir l’autoréflexion.

Le célèbre musicien de jazz Marcus Miller, responsable de ce projet, veut être un avocat de la paix et mettre en avant cette thématique importante. « La musique est une premier pas vers la communication et la communication est le premier pas vers la paix » témoignait-il l’année passée lors de sa nomination comme artiste de la paix par UNESCO. Cette nomination a eu lieu dans le cadre de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine qui démarre l’année prochaine.



Bien que cette journée internationale fête l’abolition de l’esclavage, l'UNESCO prévient qu’il ne s’agit pas d’un phénomène d’un passé lointain. « Nous savons que le commerce de l’esclavage transatlantique existait et a été aboli il y a environ 200 ans. Mais même aujourd’hui nous observons de nouvelles formes d’esclavage comme le trafic d’êtres humains », dit Joy Ngozi Ezeilo, correspondante spéciale ONU sur la traite de personnes.

Des histoires comme celle de Pamela dans le fragment ci-dessous ont lieu encore bien trop souvent. « Un ami de la famille me racontait que sa sœur en Italie cherchait une nounou », témoigne-t-elle. Une fois sur place, elle a été forcée par l’homme auquel elle faisait confiance de se prostituer afin de lui rembourser son ticket pour l’Europe. Avec l’aide des autorités italiennes, Pamela est parvenue à s’échapper du trafic humain, mais beaucoup d’autres partagent le même sort. C’est pourquoi cette journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition sert non seulement à se souvenir du passé, mais aussi à anticiper l’avenir pour trouver des moyens de bannir cette forme d’esclavage moderne.

Slave trade route logo FR UNESCO

Plus d’information:

Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition 

 Crédit photo @UNESCO

 

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