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En finir avec les mutilations génitales

Ethiopia FGM UN Phtoto

7 novembre 2014 - « Mes parents m’ont mis la pression pour que je sois excisée, mais j’ai refusé ! » nous raconte Nancy, une jeune femme vivant au Kenya.

L’excision n’est pas une pratique du passé. Selon l’Organisation mondiale de la Santé 125 million de filles et de femmes vivent aujourd’hui dans le monde avec les séquelles laissées par cette pratique.

La pression culturelle, sociale et religieuse pousse des parents en Afrique, en Asie et au  Moyen-Orient à pratiquer l’excision sur leurs filles souvent très jeunes.

Toutefois ces pratiques ont également lieu dans les pays développés. En effet depuis  2001, 3000 filles ont été soignées dans des hôpitaux britanniques à cause de ces pratiques. Et aux Etats-Unis 228 000 filles ont été exposées au risque de subir une excision notamment lors d’un séjour à l’étranger.

Les pays du BeNeLux n’échappent pas aux pratiques de l’excision. L’année dernière en Belgique, plus de 13 000 femmes ont vécu cette expérience traumatisante alors qu’en 2007 elles étaient 6260.  Aux Pays-Bas 28 000 femmes se sont trouvées dans ce cas. Il est très difficile d’avoir les chiffres exacts sur les mutilations génitales. D’une part car le sujet reste tabou, et d’autre part les femmes n’aiment généralement pas parler de cette expérience.  

L’une des membres du « Mouvement réformateur », le parti libéral belge francophone, Assita Kanko raconte son histoire : « J’avais 5 ans quand j’ai été excisée. Bien que cela ait été très douloureux, j’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre mais je suis tombée amoureuse. Je ne sais pas si je dois me comporter différemment avec lui à cause de mes cicatrices.Est- ce que je dois les cacher ? Est- ce que j’ai quelque chose à me reprocher, et dois-je être plus gentille avec lui? Cette petite fille effrayée est toujours en moi… »

Arguant que la mutilation génitale est un crime contre l’humanité, le journal « The Guardian » et le Secrétaire générale de l’ONU Ban Ki-moon ont lancé une campagne mondiale pour bannir cette pratique.

End FGM campaign The Guardian

Fahma Mohamed  est la porte-parole de cette campagne. Etudiante britannique âgée de  17 ans, elle souhaite que toutes les écoles primaires et secondaires aient à disposition les informations nécessaires pour que les enseignants puissent discuter de l’excision avec leurs élèves dans le but de les rendre moins vulnérables face à leur famille.   

En collaborant avec les structures locales, The Guardian et l’ONU veulent créer un mouvement qui puisse être par des jeunes filles telles que Nancy au Kenya. Pour Ban Ki-moon, « La mutilation des filles et des femmes doit cesser. La bonne nouvelle est que plusieurs communautés au Kenya, et ailleurs dans le monde, ont déjà décidé de mettre fin à la mutilation génitale ».

Vous pouvez aussi contribuer à cette campagne en visitant le site  « End FGM », et signer la pétition en ligne pour encourager les gouvernements à placer cette question au centre leur préoccupation.

 Plus d’information

Le message du Secrétaire general Ban Ki-moon (en)

L’Organisation mondiale de la santé

La campagne « End FGM » (en)

L’entretien d’Assita Kanko

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