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Le nouveau plan d’action contre la malnutrition

ICN2

25 novembre – La deuxième Conférence internationale sur la nutrition (CIN2) qui se déroulait du 19 au 21 novembre à Rome a vu une naître une nouvelle dynamique pour éradiquer la malnutrition encore présente dans le monde. Mais la malnutrition n’est pas seulement un problème d’excès ou d’insuffisance de nutriments, elle regroupe aussi plusieurs maux.

 En effet, lorsqu’une personne ne mange pas assez et que ses besoins alimentaires ne sont pas satisfaits, elle souffre de dénutrition, et cette pathologie touche 1,5 millions de femmes et d’enfants chaque année. A l’inverse, si la « malbouffe » devient le régime alimentaire principal, cette personne souffrira d’obésité. Les deux cas peuvent être réunis au sein d’une même population, on parlera alors de « double fardeau ».

Le terme « faim caché » reflète une carence en micronutriments, tels que les vitamines et les minéraux nécessaires au développement. Vaincre la « faim caché » permettrait de sauver 2 milliards de personnes.

Et enfin, la « faim chronique » est le résultat d’un apport alimentaire inadéquat sur une longue période. L’un de ses effets irréversibles est le retard de croissance chez les enfants. Mettre fin à cette pathologie permettrait d’éviter 45% de l’ensemble des décès d’enfants et permettrait aussi à 800 millions de personnes de ne plus aller se coucher le ventre vide.  

Ces aspects de la malnutrition touchent plus de la moitié de la population mondiale, c’est pour cela qu’une action coordonnée, au niveau national et international, est nécessaire pour sortir l’humanité de ce fléau.

•    Des actions en matière de politique et d’investissement

Il faut avant tout créer un environnement favorable à une action efficace. Les politiques devront s’harmoniser, et ce, à tous les niveaux pour améliorer la sécurité alimentaire.  En d’autres termes, il convient d’assurer l’accès, la quantité et la qualité des aliments ainsi qu’une certaine stabilité des prix et du pouvoir d’achat.

De ce fait, les coopérations entre pays sont recommandées. Selon la FAO, « un tiers de la nourriture est gaspillé entre le moment de sa production et son arrivée dans nos foyers ». Il faut donc améliorer l’accès à la nourriture et mieux gérer la quantité des aliments par le biais de politiques et d’accord tant nationaux qu’internationaux. Il est aussi important que les réseaux internationaux se partagent les informations relatives à la sécurité alimentaire, une pratique qui se révèle particulièrement utile en situation d’urgence.

On constate par ailleurs que les populations ne sont généralement pas assez bien informées quant à la nutrition, ni suffisamment sensibilisées aux risques de la malnutrition. Par exemple, le surpoids concerne encore aujourd’hui 1,4 milliard de personnes de 20 ans et plus. Des campagnes promotionnelles peuvent être lancées à grande échelle afin de faire comprendre aux citoyens qu’un changement de style de vie est indispensable et passe par une activité physique régulière, une alimentation variée et une consommation riche en micronutriments.

Quant à aux investissements dans l’assainissement de l’eau, ils sont indispensables. En effet, 2 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent par manque d’accès à l’eau potable, d’aménagement d’installations sanitaires complètes, et en raison de la pollution des eaux due aux défécations en plein air.

•    Des actions en matière d’agriculture

Il  faut tout mettre en œuvre pour promouvoir des régimes alimentaires sains, comprenant des produits nutritifs comme les fruits frais, les légumes, les haricots secs, la viande et le lait. L’accès à différents types d’aliments est primordial, en conformité avec les croyances, la culture, les traditions et habitudes alimentaires des personnes concernées. C’est l’occasion de mettre en place des agricultures sensibles aux enjeux nutritionnels, de promouvoir des cultures locales, celles des petits exploitants et des familles d’agriculteurs.

En effet, les petites exploitations et les agriculteurs représentent une contribution importante dans ce combat, il faut les aider non seulement financièrement mais aussi en leur donnant des conseils pour produire mieux et vendre leur produit.

•    Des actions en matière de santé et de nutrition

Le rôle de la femme et plus précisément de la femme enceinte et de l’allaitement doivent être protégés et promus. De ce fait, il faudra améliorer et protéger la santé de la femme et du nourrisson, grâce à une action efficace des services de santé. Une femme enceinte bien alimentée apportera une prise de poids saine et adéquate à son enfant.

Des recommandations ont été faites sur la lutte contre le retard de croissance ainsi que sur l’excès pondéral et l’obésité chez l’enfant.

En ce qui concerne le retard de croissance, l’amélioration de la nutrition et de la santé maternelle est primordiale, et ce, depuis l’adolescence jusqu’au période de grossesse et d’allaitement. Pour le nourrisson et l’enfant en bas âge, l’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois est recommandé, et devrait être suivi d’une alimentation saine et optimale.

Quand à l’obésité, elle touche un demi-milliard de personnes dans le monde, ce chiffre élevé est dû au fait que les aliments à haute teneur en sucre, en sel et en graisse sont peu chers et faciles à trouver. Prendre des mesures concernant la commercialisation de ce type de produits alimentaires permettrait de réduire les conséquences de l’obésité, c'est-à-dire les cancers - l’obésité est responsable de 3,6% du nombre total des cancers dans le monde - les cardiopathies, les accidents cardiovasculaires et le diabète.

Les gouvernements devront aussi créer des environnements qui favorisent l’activité physique afin que, dès les premiers stades de leur vie, les enfants adoptent un style de vie sain.

Plus d’information

Le Cadre d’action complet

La Convention de Rome

Centre d’actualités de l’ONU : ICN2

Le site de la Conférence internationale sur la nutrition

Faim et obésité, deux mots pour un même mal : la malnutrition

Cancers : le poids de l’obésité

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