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Climat : un coût de 50 milliards de dollars par an pour l’Afrique

UNEP article

5 mars 2015 - C’est en Afrique que les conditions climatiques changent le plus rapidement. Pour s’adapter et réduire les risques liés à ces changements, le continent pourrait avoir besoin de 50 milliards de dollars par an et un financement international sera nécessaire.

Pour épargner le continent des pires effets du changement climatique, il faut à la fois une réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement et un financement accru et novateur pour permettre aux pays les plus touchés de s’adapter et minimiser l’impact de ces changements. Ce sont les conclusions du second rapport sur l'adaptation au changement climatique en Afrique du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), diffusé au Caire, le 4 mars 2015.
Selon le scénario le plus optimiste, dans de vastes zones d'Afrique, l'augmentation de la température dépassera les 2°C dès 2080. En cas d'un fort réchauffement, les 2 degrés supplémentaires seront atteint dès 2050. Cela aurait un impact grave sur la production agricole, la sécurité alimentaire, la santé humaine et la disponibilité de l'eau. L’augmentation du niveau des océans aura également un fort impact sur les régions côtières.

Un lien étroit entre climat et développement

« Il n'est pas seulement question d'argent, la vie de millions de personnes et leurs moyens de subsistance sont en jeu », a déclaré Binilith Mahenge, Président de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, et Ministre de l'environnement de Tanzanie.
« La population africaine connaîtra un risque accru de malnutrition en raison de la demande croissante en nourriture et des effets néfastes du changement climatique sur l'agriculture dans tout le continent. Un réchauffement climatique de 2°C menacerait plus de 50% de la population du continent africain de sous-alimentation », a-t-il ajouté.
L’impact du changement climatique pourrait « saper » tous les efforts engagés dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement durable.
Selon le rapport du PNUE, les ressources actuelles du continent ne sont pas suffisantes pour pallier l’impact de ces hausses de températures. En effet, le rapport montre que dans l’ensemble le coût de l’adaptation pour les pays en développement pourrait atteindre 250 à 500 milliards de dollars par an d'ici 2050. Pour l’Afrique seule, ce coût pourrait atteindre 50 milliards de dollars par an.
Le PNUE préconise un financement international pour les pays africains, et souhaite le respect des engagements de financement pour le climat pris à Cancún avant l'année 2020. Le rapport souligne que d'importantes réductions des émissions mondiales sont la meilleure façon d'éviter des coûts d'adaptation inabordables.
« Investir dans la capacité des communautés à faire face et dans l'adaptation en tant que partie intégrante de la planification du développement national permettra de renforcer la résilience des populations face aux futurs impacts du changement climatique », a souligné M. Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE.

Plus de financements internationaux, publics et privés

Plusieurs pays africains, comme l’Ethiopie, l’Afrique du Sud ou le Ghana prévoient déjà de lourds investissements pour atténuer l’impact du réchauffement climatique. Cependant, un financement international sera nécessaire pour combler le fossé croissant de l'adaptation, même si les pays africains augmentent leurs sources domestiques. Les niveaux actuels de financements internationaux, à travers des sources bilatérales et multilatérales, sont insuffisants.

« En raison de l'ampleur du défi, le potentiel et la faisabilité de la mobilisation de sources de financement internationales, régionales et nationales inexploitées méritent d'être examinées plus attentivement », a dit M. Steiner.
La promotion d'un cadre favorable à la participation effective du secteur privé dans les activités d'adaptation serait également un facteur clé pour combler le fossé du financement existant, constate le rapport.

Plus d'informations :

Site internet du PNUE

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