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Journée mondiale des personnes disparues : lutter contre la stratégie de la terreur.

disappearance day 30 08

« En ce jour solennel, je réitère dans les termes les plus forts que nul ne doit être détenu au secret. [...] Les disparitions forcées sont une pratique qui ne saurait être tolérée au XXIe siècle. » Message du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon, 30 août 2014.

Le 30 août marque la journée où nous nous souvenons des millions de victimes de disparitions forcées, et de celles qui continuent de disparaître chaque jour à travers le monde. Parfois enlevées en pleine rue, ou dans leur propre maison, sans que les ravisseurs, qui utilisent souvent la violence, n’aient à fournir d’explication ou se voient inquiétés par un mandat d’arrêt. Ceux-ci proviennent parfois d’organisations criminelles, telles les cartels de drogues, mais aussi parfois des autorités de l’Etat elles-mêmes ! Le résultat cherché est toujours le même : un vivre-ensemble paralysé par la peur.

Depuis plusieurs décennies, les disparitions forcées ont été utilisées comme une méthode de dissuasion. Des gens disparaissent, avec l’accord tacite ou non du gouvernement, sont emprisonnés des années durant et ne reviennent souvent jamais. Le sentiment d’insécurité qui en découle ne touche pas seulement les victimes ou leur entourage, il finit par gagner l’ensemble de la société qui se retrouve plongée dans l’effroi et la paranoïa.

Les disparitions forcées ont toujours été l’apanage des dictatures et des régimes autoritaires, notamment en Amérique du Sud. C’est en réaction à ce phénomène que la première journée mondiale des personnes disparues a été célébrée en 1983 ; à . Aujourd’hui pourtant, ce phénomène s’est grandement généralisé au point de devenir un problème d’échelle mondiale. De plus en plus d’Etats utilisent les disparitions forcées comme politique de répression pour régler des crises internes. A titre d’exemple, 26.000 personnes ont disparu au Mexique entre 2006 et 2012. Au Sri Lanka, on en compte 30.000 depuis les années 1980, dont on est évidemment sans nouvelles depuis. Les autorités locales rechignent souvent à donner des détails concernant les disparitions, mais plus grave encore, elles ne reconnaissent parfois tout simplement pas qu’une personne peut avoir disparu contre son gré. Les personnes concernées deviennent alors hors-la-loi, emprisonnées, et à la merci de leur geôliers. Si elles parviennent à en réchapper, elles conservent cependant des cicatrices tant physiques que mentales pour le reste de leur vie.

Le 21 décembre 2010, l’ONU faisait une déclaration dans laquelle elle se déclarait être particulièrement préoccupée par la situation. Ce discours a donné naissance à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Depuis lors, 94 Etats l’ont signée tandis que 44 l’ont ratifiée. Le chemin reste donc encore long à parcourir. En dédiant la journée du 30 août aux personnes disparues, nous attirons l’attention de l’opinion internationale sur ce phénomène, mais surtout, nous permettons aux victimes de ne pas être oubliées.

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