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Un rapport de l'ONU appelle à plus de souplesse dans la lutte contre les combattants étrangers

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7 octobre 2015 - Pour faire face à la menace changeante posée par les combattants terroristes étrangers, l'ONU et ses Etats membres doivent faire preuve d'une rapidité d'action et d'une capacité d'adaptation équivalentes à celle des groupes terroristes qui les recrutent, estime un nouveau rapport du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations Unies, rendu public mardi.

Le rapport note tout d'abord qu'au cours de l'année écoulée, les États membres ont mis en œuvre un certain nombre de mesures énergiques pour lutter contre le phénomène des combattants terroristes étrangers, y compris en renforçant leurs contrôles aux frontières et en interdisant de voyager les personnes soupçonnées d'être des combattants terroristes étrangers.

Certains pays, précise le rapport, ont notamment confisqué les passeports desdites personnes, introduit l'obligation de disposer d'un visa de transit pour voyager en cas d'escale aéroportuaire et fait un meilleur usage des informations mises à disposition par INTERPOL concernant les combattants terroristes étrangers potentiels.

L'étude, la deuxième publiée par la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme sur cette question, indique également que les entreprises privées entreprennent des efforts importants pour aider à endiguer la propagande terroriste et le recrutement de combattants étrangers.

La compagnie d'hébergement de vidéos en ligne YouTube, par exemple, a effacé 14 millions de vidéos au cours des deux dernières années ; et le réseau social Facebook reçoit et traite un million de notifications de violations par des utilisateurs chaque semaine, précise le rapport.

La plupart des États membres ont également développé au cours de la dernière année une certaine capacité à surveiller les sites Internet et les médias sociaux pour lutter contre les incitations à commettre des actes terroristes, note le rapport, ajoutant qu'un certain nombre d'États ont également adopté des lois qui imposent aux fournisseurs de services Internet de conserver les données des utilisateurs afin que les auteurs puissent être identifiés.

En dépit de toutes ces mesures, souligne toutefois le rapport, les États membres et la communauté internationale sont à la traîne derrière les terroristes.

Selon l'étude, en effet, tous ceux qui souhaitent se joindre à une organisation terroriste ou se rendre dans une zone de conflit parviennent relativement aisément à établir un contact anonyme direct avec un recruteur terroriste.

De fait, de nombreux États d'Europe occidentale continuent d'être le lieu d'origine et de transit des combattants terroristes étrangers, précise le rapport, selon lequel plusieurs milliers de détenteurs de passeports européens sont actuellement en Iraq et en Syrie.

D'après le rapport, seuls 51 États, soit environ un quart de tous les membres des Nations Unies, se sont dotés d'un programme d'information préalable sur les voyageurs, à savoir de systèmes permettant d'améliorer la sécurité des frontières et de l'espace aérien, et de détecter l'arrivée ou le départ de combattants terroristes étrangers potentiels. Le rapport ajoute que la moitié seulement de ces 51 États utilisent ces systèmes dans la pratique.

L'étude affirme également que la coopération internationale sur la question ne fait pas preuve de suffisamment de flexibilité et que la communauté internationale doit faire un meilleur usage des résolutions existantes du Conseil de sécurité sur les combattants terroristes étrangères (1373, 2129 et 2178) et des outils qu'elles mettent à disposition des Etats.

Forte de 30.000 combattants terroristes étrangers issus de plus de 100 pays, la menace terroriste est d'ampleur mondiale et exige par conséquent une réponse globale, soutient le rapport, précisant que les approches purement nationales sont vouées à l'échec.

Les Etats membres doivent travailler de concert pour intensifier leurs efforts et renforcer leur capacité de prévention dans tous les domaines, avec souplesse et le plus rapidement possible, préconise le rapport du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations Unies.

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