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Inégalités femmes - hommes : une cause profonde des violences faites aux femmes

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Les violences envers les femmes constituent un fléau mondial, dont la cause profonde est liée à la condition dévalorisée des femmes par rapport à celle des hommes. Si ce déséquilibre social est enraciné, le chemin parcouru l’espace de deux générations en France invite à croire et espérer de manière réaliste que d’autres progrès sont encore possibles.
 

Les causes profondes des violences envers les femmes

 

La définition spécifique des Nations Unies sur l’élimination des violences à l’égard des femmes montre bien que ces violences présentent une particularité : les femmes subissent le plus souvent des violences perpétrées par un proche. Ainsi, sur l’ensemble des femmes assassinées dans le monde en 2012, près de la moitié sont mortes entre les mains d’un conjoint ou d'un membre de leur famille. 35% de femmes au moins ont subi des violences physiques et/ou sexuelles d’un partenaire - intime ou non -  au cours de leur vie. Dans certains pays, leur nombre s’élève à 70%. Les multiples raisons profondes de ces violences ont une cause commune : les rôles et relations inégalitaires établis universellement et transversalement depuis des siècles entre les femmes et les hommes. Les disparités économiques, les inégalités d’accès et de partage du pouvoir, les normes culturelles invalidantes  annihilent les droits des femmes.

 

Les lois discriminatoires envers les femmes, encore appliquées dans de nombreux Etats, illustrent bien cette réalité. Dans nombre de pays, les femmes ne peuvent hériter de biens fonciers, font un travail non rémunéré et non comptabilisé dans les économies de leurs pays et ne participent pas ou peu à la vie publique et politique. De nombreux Etats tardent encore à reconnaître le viol, y compris entre époux, à combattre les mutilations sexuelles féminines, n’interdisent pas les mariages forcés, et ne poursuivent pas un conjoint auteur de violences conjugales.

 

Quelles améliorations ?

Les conflits sont souvent des accélérateurs de l’égalité : le Rwanda où plus de 60% femmes siègent désormais au parlement national, en est le meilleur exemple. Depuis l’engagement des Etats du monde entier à mettre en œuvre un ambitieux plan d’action pour les droits des femmes -le programme d’action de Pékin (1995) -, des progrès importants ont été réalisés. Tous les objectifs prévus pour 2015 n’ont pas été atteints, notamment sur les aspects relatifs aux droits des femmes mais les parlements et gouvernements de nombreux pays en développement  ou émergents se féminisent rapidement et le nombre de filles scolarisées et de femmes occupant des postes à responsabilité a augmenté.  Autrefois considérée comme du ressort de la sphère privée, la lutte contre les violences faites aux femmes est désormais inscrite au programme d’un très grand nombre de gouvernements.
Les  femmes et les filles ont acquis une quasi-égalité d’accès à l’éducation. Toutefois, la moitié des femmes en âge de travailler dans le monde sont actives sur le marché du travail. Les progrès sont encore trop lents pour changer la donne : dans tous les pays du monde, les femmes continuent d’être rémunérées moins que les hommes, pour un travail de valeur égale, recevant une retraite largement inférieure, si elles en ont une.  Pourtant, si l’on comptabilise aussi le travail domestique et les soins prodigués aux personnes à titre gratuit, elles travaillent plus et ce, partout dans le monde.
 
Les stéréotypes de genre ancrés dans nos sociétés, à l’origine de ces inégalités, ne sont pas une fatalité. La volonté et les politiques publiques peuvent amener de grandes évolutions. Les promesses d’il y a 20 ans à Beijing sont encore valables aujourd’hui. L’heure est venue de passer à l’action.


Fanny Benedetti, Directrice exécutive du Comité ONU Femmes France
avec Marie Boucaud.

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