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51 ans de lutte contre les mutilations génitales féminines

"Stop à la circoncision féminine, c'est trop dangereux pour la santé des femmes. Association du planning familial de l'Ouganda"5 février 2016 - Le 6 février marquera la Journée internationale de la tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines : une occasion de faire le point sur les progrès des droits des femmes dans ce domaine.

QU’EST-CE QUE C’EST ? Les mutilations génitales féminines sont des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales. Ces pratiques ne présentent aucun avantage pour la santé des jeunes filles et des femmes.

QUELLES CONSEQUENCES ? Elles peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l'accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né.

COMBIEN DE FEMMES SONT TOUCHEES ? Plus de 125 millions de jeunes filles et de femmes sont victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 29 pays africains et du Moyen Orient où ces pratiques sont concentrées.

A QUEL AGE ? Elles sont pratiquées le plus souvent sur des jeunes filles entre l'enfance et l'âge de 15 ans.

Les mutilations génitales féminines sont une violation des droits des jeunes filles et des femmes.

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La lutte contre les MGF à travers le temps

La reconnaissance des MGF comme un problème de santé publique préoccupant est un processus long, toujours en cours. 

1965 : la Guinée est le premier pays à adopter une loi contre les MGF.

1970 : émergence des premières organisations locales luttant contre les MGF.

1979 : début des recommandations de l’OMS sur les dangers encourus par les femmes et les enfants à cause des mutilations, l’abolition sans criminalisation est demandée.

1980 : Conférence Mondiale des femmes de Copenhague. Les discussions sont marquées par des approches différentes, notamment entre femmes occidentales et africaines, certaines représentantes de l’Afrique estimant que les mutilations sont parties des traditions de « purification ».

1985 : Conférence Mondiale des femmes de Nairobi. Le dialogue s’engage sur la question des MGF.

1990 : la charte africaine du droit et du bien-être de l’enfant est adoptée. Elle aborde le problème des MGF. Un appel est lancé à tous les Etats pour prendre des mesures et éliminer des pratiques sociales et culturelles dangereuses pour la santé.

1993 : les MGF sont reconnues comme une violation des droits humains à la conférence de Vienne sur les droits humains.

1995 : Conférence mondiale des femmes de Beijing. Un réel consensus international en faveur de l'abolition des MGF se dégage parmi les représentantes des associations de femmes du Sud et du Nord. Pour la première fois, la reconnaissance des droits sexuels comme droits humains est officiellement revendiquée.

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1997 : première déclaration de l’OMS, publiée avec le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP).Cette déclaration comprend :

  • un plus grand engagement international pour mettre un terme aux mutilations génitales féminines;
  • la mise en place d'organes de surveillance internationaux et l'adoption de résolutions condamnant cette pratique;
  • des cadres juridiques révisés et une volonté politique croissante de mettre fin aux mutilations génitales féminines (notamment l’adoption d’une loi contre les mutilations génitales féminines dans 24 pays africains et dans plusieurs états de deux autres pays, ainsi que dans 12 pays industrialisés accueillant des immigrés originaires de pays où ces mutilations sont pratiquées); et
  • dans la plupart des pays, un recul des mutilations génitales féminines et une augmentation du nombre de femmes et d'hommes favorables à leur suppression dans les communautés où elles sont pratiquées.

1999 : à Paris, une jeune malienne, Mariatou KOITA, dénonce pour la première fois à un juge pour enfants tous les intervenants responsables de sa mutilation et celle de ses petites sœurs. Tous, des parents à l’exciseuse, furent condamnés à de lourdes peines.

2001 : rapport du Parlement européen classifiant les mutilations génitales féminines de crimes.

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2005 : le protocole de la charte Africaine des droits de l’Homme sur le droit des femmes en Afrique, plus connu sous le nom de protocole de Maputo, entre en vigueur. Il appelle les Etats à prendre des mesures pour éliminer les MGF et autres pratiques traditionnelles qui portent atteinte aux femmes.

2008 : l’OMS et 9 autres partenaires des Nations Unis adoptent une nouvelle déclaration sur l’élimination des mutilations génitales féminines.

2008 : l’assemblée mondiale de la santé adopte une résolution (WHA61.16) sur l'élimination des mutilations génitales féminines soulignant qu’une action concertée est nécessaire dans les secteurs tels que l’éducation, les finances, la justice et les affaires féminines.

2010 : l’OMS publie en 2010 une Stratégie mondiale visant à empêcher le personnel de santé de pratiquer des mutilations génitales féminines en collaboration avec d’autres grandes instances des Nations Unies et organisations internationales.

2012 : l'Assemblée générale des Nations Unies adopte une résolution sur l'élimination des mutilations génitales féminines.

Sources :

  • Fournier Mathilde, « Mutilations sexuelles féminines. Approche anthropologique psychanalytique», L'Autre 1/2011 (Volume 12), p. 55-67 
  • Fatou SOW, « Mutilations sexuelles féminines et droits humains en Afrique », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [En ligne], 6 | 1997
  • Site internet de l’OMS
  • Documentation de l’UNICEF (en)

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