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Migration : "Nous devons nous demander ce que nous voulons"

Zaatari refugee Camp

19 mai 2016 – Au Palais d’Egmont à Bruxelles, un intervenant prestigieux des Nations Unies et des ministres belges se sont réunis pour une conférence sur le thème « Migration au 21e siècle : réflexions et perspectives 2050 » ; cet évènement était organisé par la présidence belge du Conseil de l’Organisation internationale pour la migration (OIM).

La conférence arrive à un moment où déjà 189 141 personnes ont traversé la Méditerranée et presque 1400 se sont noyées ou ont été portées disparues depuis le début de l’année 2016.

Peter Sutherland, le Représentant spécial de l'ONU pour les migrations internationales, a mis l’accent sur les défis auxquels est inévitablement confrontée l’Union européenne. « Nous devons nous demander : quelle est la logique dans tout ça ? Que voulons-nous ? Si l’accord de Schengen devenait caduc, cela couterait – selon un think tank bruxellois renommé – 17 millions d’euros supplémentaires et par année à l’UE. Nous pourrions faire un tri parmi les migrants et choisir d’accueillir uniquement les Chrétiens, mais est-ce vraiment ce que nous voulons ? Un clash des civilisations ? Retourner à l’époque des croisades ? Ou bien ne voulons-nous pas plutôt une intégration ? Discuter de ces questions sans langue de bois est devenu vital. »

P. Sutherland a critiqué le manque de mesures politiques concrètes, et a souligné le rôle central des villes. « C’est un problème urbain. Si vous projetez d’intégrer des gens, vous n’allez pas y arriver en les tenant à l’écart dans un centre fermé sur l’île la plus éloignée que vous pouvez trouver. »

Peter Sutherland

L’ambassadeur William Lacy Swing, Directeur général de l’OIM, a également participé au débat et mis en avant le besoin d’un changement dans les discours, car le mot « migrant » a récemment acquis une connotation négative. « Ça n’a pas toujours été le cas – loin de là », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « À elle seule, l’Allemagne aura besoin de 9,5 millions de migrants d’ici 2025 pour pallier aux variations démographiques à venir. Nous devons gérer l’intégration [des migrants] mieux que ça ».

« Le Sommet des Nations Unies sur les réfugiés et les migrants qui se tiendra le 9 septembre prochain aura une importance capitale », a confié l’ambassadeur Swing à UNRIC. « Nous avons observé les succès et le nouveau rapport du Secrétaire général de l’ONU. Nous devrons avoir un large débat et j’espère que nous pourrons nous entendre sur certains principes généraux à propos de comment exercer une meilleure gouvernance par rapport aux migrations, sans oublier d’aborder les besoins de plusieurs catégories de gens qui sont aujourd'hui sur les routes et ne sont protégés par aucune lois ou conventions. »

L’ambassadeur a conclu en disant : « Je ne pense pas qu’il y aura beaucoup de changements en ce qui concerne la migration durant les mois à venir. Les facteurs influençant la migration forcée n’ont pas changé – conflits, chômage, pauvreté extrême – ils existent toujours. »

 

Photo #1: HCR. Camp de réfugiés de Za’atari en Jordanie

Photo #2: UNRIC. Peter Sutherland à la conférence. « La migration au 21ème siècle : réflexions et perspectives 2050 »

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