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Investir dans l’éducation des petites filles peut rapporter gros

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20 octobre 2016 – Dans les pays en développement, si chaque fillette de 10 ans avait la possibilité de terminer des études secondaires, les Etats pourraient engranger 21 milliards de dollars par an, selon le rapport 2016 sur L’État de la population mondiale du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

Investir dans l’éducation et la santé des petites filles est un investissement bénéfique pour tous. Selon ce rapport, 10 ans est un âge clé. En effet, c’est à ce moment que les enfants commencent à faire des choix qui auront des conséquences pour la suite de leur éducation.

Sur 125 millions de jeunes âgés aujourd’hui de 10 ans, 60 millions sont des filles, et celles-ci sont, à un moment crucial de leur vie, systématiquement défavorisées au niveau mondial. En effet, dans certaines parties du monde, les fillettes de cet âge sont traitées comme des marchandises promises à une longue vie de servitude. Elles sont trop souvent retirées de l’école, forcées à se marier et enfanter.

Actuellement dans les pays en développement une fille sur trois est mariée avant ses 18 ans. Selon l‘UNESCO, 31 millions de filles en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisées. Il est probable que 17 millions d’entre elles n’iront jamais à l’école.

Les filles ont moins de chances que les garçons d’achever l’enseignement secondaire et universitaire, elles sont plus exposées à connaître un état de santé physique et mental médiocre, et auront plus de difficultés à obtenir des emplois rétribués.

En 2015, les 193 Etats membres des Nations Unies adoptaient un ambitieux programme de développement : les 17 objectifs de développement durable (ODD). Selon le FNUAP, les obstacles rencontrés par les jeunes filles pèsent lourdement sur les chances de réussite de ce programme.

Il est donc primordial de lutter contre les inégalités vécues par ces filles de dix ans pour maximiser les chances de réussite des ODD. Pour ce faire, il existe un certain nombre de pistes : la mise hors-la-loi des pratiques nuisibles, comme les mariages d’enfants ; l’allocation de montants aux parents de filles de condition très modeste afin de réduire les coûts de la scolarisation, et la prolonger ; l’octroi d’une formation aux aptitudes à la vie pratique et d’une éducation sexuelle complète adaptée à l’âge.

“Empêcher une fille de passer toute son adolescence sans danger et en bonne santé pour devenir une adulte productive et autonome constitue une violation de ses droits”, estime le Dr. Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif du FNUAP. “Mais cela prélève aussi un tribut sur sa communauté et sa nation. Chaque fois que le potentiel d’une fille n’est pas mis en valeur, nous sommes tous perdants.”

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