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La corruption reste un problème majeur en Europe

Unis contre la corruption

9 décembre 2016 - Nous observons aujourd’hui la Journée Internationale de la lutte contre la corruption. La réalisation des objectifs de développement durable (ODD) est en partie conditionnée par l’élimination de ce phénomène. La lutte contre la pauvreté, la construction de sociétés plus justes et plus égalitaires ne peut faire l’économie d’une transparence accrue. Chaque individu, chaque secteur de la société a tout à gagner en disant « non » à ce fléau mondial.

La corruption est actuellement le principal obstacle au développement économique et social dans le monde. Elle s’attaque principalement aux pays en développement, là où des fonds « qui devraient servir à financer des écoles, des cliniques et d’autres services publics se retrouvent entre les mains de criminels » a déclaré Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies. 

Ce phénomène reste également un problème majeur en Europe, et s’est aggravé depuis la crise économique de 2008. Selon une étude de la Commission européenne, la corruption coûterait environ 120 milliards d’euros à l’économie de l’Union européenne. Bien que le niveau de corruption varie fortement d’un pays à l’autre, aucun des 28 Etats membres n’est épargné.

En plus de son coût économique considérable, la corruption est une cause de gouvernance défaillante, encourageant le crime organisé et favorisant, par exemple, la traite d’êtres humains, le trafic d’armes et de drogue, ainsi que le commerce d’espèces menacées. Peut-être plus important encore, elle sape la confiance des citoyens envers les institutions démocratiques de l’Etat de droit, ce qui contribue directement à la montée du populisme européen. 

« La corruption est un problème significatif à travers l'Europe et les régions d'Asie centrale » a déclaré le président de Transparency International José Ugaz. Un rapport récent de cette ONG sur la perception de la corruption par les citoyens européens, indique qu’un tiers des personnes interrogées pensent que la corruption est un des trois problèmes majeurs auquel leur pays est confronté. A noter que cette perception varie fortement d’un pays à l’autre : en Espagne 66% des sondés affirment que la corruption est un des grands problèmes auquel leur pays est confronté, alors qu’ils ne sont que 23% en France.

Davantage d’initiatives pour lutter contre la corruption.  

Au cours des dernières années, les initiatives visant à éradiquer la corruption se sont multipliées. La Convention des Nations Unies contre la corruption, en vigueur depuis 2005, constitue un premier outil juridique permettant de lutter plus efficacement contre ce phénomène sur le plan international. L’année dernière, la communauté internationale s’est rassemblée au Qatar et a adopté la Déclaration de  Doha, qui constitue - entre autre - un engagement solide à créer des sociétés sans corruption. Du coté de l’Europe, il a été décidé d’établir un rapport sur la corruption au sein de l’UE tous les deux ans.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a mis en place un ensemble d'actions concrètes pour aider les pays à prendre les mesures nécessaires pour mettre en œuvre de la Déclaration de Doha. Parmi celles-ci, la prévention de la criminalité par le biais d'activités éducatives qui aident la prochaine génération à comprendre et à résoudre les problèmes qui sapent l'état de droit. « Nous croyons que la meilleure façon de parvenir à des sociétés pacifiques, sans corruption et inclusives est de promouvoir une culture de la légalité. » déclare Yury Fedotov, le Directeur exécutif de l’ONUDC.  

La prévention et la lutte contre la corruption exigent une approche globale qui n’est possible qu’avec la participation de tous les acteurs de la société. Le secteur privé a donc un rôle à jouer dans ce combat. Il devrait adopter une attitude de tolérance zéro à l’égard de la corruption et mettre en place des politiques relatives aux cadeaux, aux chaînes d’approvisionnement et aux personnes qui signalent des faits de corruption afin de promouvoir un environnement juste et équitable.

Le Secrétaire général des Nations Unies participera aujourd'hui à Doha à la cérémonie de remise de prix contre la corruption, à laquelle participeront Son Altesse le Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, Emir de l'État du Qatar. Cette cérémonie souligne l’importance du combat contre un phénomène qui contribue à l’instabilité et à la pauvreté et qui conduit les États fragiles à la déliquescence. 

Pour en savoir plus sur la campagne 2016 contre la corruption, cliquez ici.  

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