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Des migrants victimes de trafics, d’esclavage sexuel et de torture en Libye

Migrant- Slave market Niger

12 avril 2017 – Des centaines de migrants errants en Afrique du Nord sont achetés et vendus dans les nouveaux « marchés d’esclaves » en Libye, selon des témoignages recueillis par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM)

L’OIM tire la sonnette d’alarme aujourd’hui après que son équipe au Niger et en Libye ait recueilli des témoignages choquants de victimes venues de pays Africains, dont le Nigeria, le Ghana et la Gambie. Ces derniers incluent des migrants ayant expliqué avoir vu les restes d’individus abandonnés dans le désert par leurs conducteurs ou leurs « passeurs ».

Ils évoquent également tout un système de techniques de torture dans le désert Sinaï. Par exemple, les kidnappeurs forcent les migrants à appeler leur famille, sous la torture afin que leurs proches puissent entendre leurs cris. Des femmes sont achetées par des clients privés – des Libyens, selon certains témoins » - et forcées à devenir des esclaves sexuelles

Les migrants qui tombent entre les mains des passeurs souffrent aussi de graves problèmes de malnutrition, d’abus sexuels et sont parfois même tués. L’année dernière, 14 migrants sont décédés en à peine un mois dans un centre de détention libyen, à cause des maladies et de la malnutrition.

« La situation est désastreuse », explique Mohammed Abdiker, le directeur des opérations et des situations d’urgences de l’OIM, revenu récemment d’une visite à Tripoli. « Plus nous travaillons en Libye, plus l’on se rend compte que c’est un enfer pour de nombreux migrants. Certains rapports sont réellement terrifiants ».

« Les migrants qui passent par la Libye sur leur chemin pour l’Europe n’ont pas la moindre idée de ce qui les attend à la frontière. » explique Léonard Doyle, porte-parole du chef de l’IOM à Genève. « Là-bas, ils deviennent de simples produits qu’on peut acheter, vendre, et jeter quand ils n’ont plus de valeur »

Afin de diffuser le message en Afrique sur ces dangers, les témoignages de migrants ont été enregistrés et partagés en masse sur les réseaux sociaux et sur les radios locales. Néanmoins, malgré plusieurs campagnes d’information dans de nombreux pays africains, un grand nombre continue de tenter l’aventure.

L’expression « Barca ou Barsakh » littéralement « Barcelone ou la tombe » est toujours d’actualité, et pour de nombreux jeunes hommes et jeunes femmes, les attentes familiales, les conditions de vie terribles dans leur pays, ainsi que les récits de de ceux qui ont réussi, sont sans aucun doute des facteurs les motivant à tenter ce voyage périlleux. Près de 250 millions de migrants vivent en dehors de leur pays natal. Les revenus envoyés par les migrants à leur famille dans leur pays d’origine permettraient de subvenir aux besoins de 750 millions d’individus à l’échelle du monde.

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