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La jeunesse fait entendre sa voix au Forum politique de haut niveau pour le développement durable

Jeunes déléguées belges

10 juillet 2017 - Le moment est enfin venu ! Aujourd’hui débute le Forum politique de haut niveau pour le développement durable (FPHN) à New York. Le FPHN est un forum mondial essentiel pour passer en revue les succès, défis et leçons à retirer dans la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de ses 17 Objectifs de développement durable (ODD) afin de créer un monde meilleur pour les futures générations. A cette occasion, UNRIC s’est entretenu avec les deux Belges Anne-Sophie Dubrux et Herlinde Baeyens, Jeunes déléguées aux Nations Unies pour le développement durable.

Vous allez faire partie de la délégation belge et représenter la jeunesse belge au FPHN. Quel sont les objectifs de ce Forum ?

Baeyens : Le Programme 2030 est le résultat d’un long processus. Tous les pays ont certes approuvé les 17 ODD, mais l’accord n’est pas contraignant. Il est pour cela important d’avoir un Forum qui suive la mise en œuvre de ces Objectifs. Cela incite les pays à revoir leurs efforts et à en rendre compte.

Dubrux : La première partie du Forum consiste en une révision thématique, il ne s’agira donc pas d’une négociation politique. Les experts se réuniront autour d’une table pour discuter de la façon dont nous progressons et de définir quelles sont nos plus grandes faiblesses. Cette année, nous allons plus particulièrement nous pencher sur le thème « éradiquer la pauvreté et promouvoir la prospérité dans un monde en mutation ». Les ODD 1, 2, 3, 5, 9 et 14 seront donc révisés en profondeur. La seconde partie du Forum traitera des Examens nationaux volontaires (ENV). Cette année, 44 pays vont dire au monde ce qu’ils font pour mettre en œuvre le Programme 2030 et le monde entier pourra réagir et dire si leurs efforts sont suffisants (ou non).

Cette année, la Belgique présentera pour la première fois son ENV. Que pouvons-nous en attendre et dans quels domaines devront nous intensifier nos efforts ?

Baeyens : La Belgique a décidé de présenter son ENV seulement deux ans après l’adoption du Programme et celui-ci est très positif. Il est important de savoir où nous en sommes, car cela nous permet de voir comment nous pouvons progresser. Cependant, l’ENV n’est qu’un état ponctuel, un élan qui donne une certaine visibilité. Ce qui est important, c’est que nous utilisions les connaissances acquises pour mieux mettre en œuvre le Programme après le FPHN. La Belgique a encore du travail à faire à ce sujet. Notre principale inquiétude est qu’un nombre trop restreint de personnes est au courant des défis dans leur intégralité et de leur complexité. Nous avons impérativement besoin de décisions politiques radicales pour faire du Programme une réalité avant 2030. La Belgique n’affiche pas de bons résultats en ce qui concerne les Objectifs relatifs au changement climatique et à l’énergie, par exemple.

Dubrux : Je suis totalement d’accord ! Et en ce qui concerne la formation permanente, nous devons également intensifier nos efforts. Une étude de l’UNICEF révèle que la Belgique affiche de bons résultats dans la fourniture d’une éducation de base, mais nous avons encore des progrès à faire pour rendre l’éducation de qualité accessible à tous, en ne laissant personne de côté. Je souhaiterais que le système éducatif prépare les citoyens à construire un monde durable. De plus, il est également important de reconsidérer le fonctionnement de l’économie. A l’étape de la production, nous ne pensons pas assez à la manière donc nous allons gérer les déchets générés. Nous devons absolument promouvoir l’économie circulaire. Et ce problème n’existe pas seulement en Belgique mais dans de nombreux pays du monde.

Quel sera votre rôle au FPHN ?

Baeyens : Nous serons des membres officiels de la délégation belge et organiserons notre propre événement sur l’intégration des jeunes. De plus, nous essaierons d’échanger avec le plus de pays possibles et de les interroger sur la façon dont ils intègrent leurs jeunes. Nous travaillerons enfin en étroite collaboration avec d’autres Jeunes délégués aux Nations Unies.

Dubrux : Nous aurons également l’opportunité de nous exprimer en tant que membres du Grand Groupe des Nations Unies pour l’enfance et la jeunesse (MGCY), qui est un groupe composé de représentants des jeunes du monde entier. Ceux-ci peuvent ainsi exprimer leur opinion durant de nombreuses sessions du HLPF. Il va falloir trouver un équilibre entre faire partie de ce groupe et être actives en tant que membres de notre propre délégation.

Qu’attendez-vous des résultats du FPHN ?

Dubrux : Notre objectif principal est de créer de la visibilité et de sensibiliser une fois de retour en Belgique. Si personne n’est au courant de l’existence du Programme 2030, alors personne ne pourra s’investir, promouvoir un changement et demander des comptes aux gouvernements. Dans le prochain ENV, nous aimerions voir une approche plus participative et inclusive. Nous voulons encourager la jeunesse à utiliser l’ENV et le Programme 2030 comme des outils pour demander des comptes aux gouvernements.

Baeyens : Mais il est difficile d’attirer l’attention des journalistes sur le sujet. Ils estiment que le développement durable n’est pas assez « attirant » pour être vendu à la télévision. Nous demandons ainsi à nos gouvernements de donner plus de voix aux ODD par le biais des médias nationaux. Les gouvernements paient ces chaînes pour diffuser leurs messages. Il suffit juste de faire le choix de payer pour les campagnes sur le développement durable à la place de celles sur le lait.

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