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Les vacances scolaires propices aux mutilations génitales féminines pour de nombreuses filles du monde entier

Campagne ANTI MGF ©Walala Biotey Photo

14 août 2017 – Les mois de juillet, août et septembre sont propices aux excisions pour de nombreuses filles du monde entier. En période de vacances scolaires, elles ont en effet le temps de subir des Mutilations génitales féminines (MGF) mais aussi de se remettre de l’opération.

Bien qu’il n’existe qu’un nombre restreint de données officiellement collectées, les experts estiment que les MGF sont couramment pratiquées lors des vacances scolaires dans des pays tels que la Guinée, le Nigeria et la Somalie. Dans certains cas, les filles sont même amenées à voyager à l’étranger pour se soumettre à cette pratique. Chaque année, 180000 filles et femmes dans toute l’Europe risquent d’être victimes de MGF.

La médicalisation de la pratique, où des versions plus « légères » de MGF sont réalisées au sein des hôpitaux ou établissements de santé, est tout aussi préoccupante. En 2010, les agences des Nations Unies ont lancé une Stratégie globale pour empêcher le personnel soignant de pratiquer des MGF. « Plaider en faveur d’une forme mineure de MGF peut tout aussi bien être comparé à une « forme mineure de violence ou de discrimination » envers les femmes et filles du monde entier », a déclaré le Réseau européen END FGM.

Prévalence MGF UNICEF 2013

De quelque nature qu’elles soient, les MGF sont une violation des droits de l’homme reconnue internationalement. Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) s’est associé avec des gouvernements, professionnels de la santé, organisations locales mais aussi chefs religieux et jeunes militants pour encourager leurs communautés respectives et responsables politiques à abandonner cette pratique.

Et il y a de l’espoir, puisqu’une nouvelle génération remet de plus en plus en question cette pratique.

« Le monde change et les Somaliens également, » explique Nimo Hussain, membre de l’Institut Hargeisa des Sciences de la Santé. L’Institut a révisé son programme de formation au métier de sage-femme l’an dernier, avec l’aide du FNUAP, afin d’expliquer aux futures sages-femmes comment gérer les complications liées aux MGF qui peuvent survenir lors de l’accouchement. Le programme les prépare également à plaider en faveur de l’abandon de cette pratique.

Des jeunes militants membres du réseau de jeunes Y-Peer se sont également emparés de la question. A l’initiative du FNUAP, Y-Peer apprend aux jeunes à éduquer les membres de leur communauté au sujet de la santé sexuelle et reproductive. A Hargeisa, des militants discutent avec les professionnels de la santé, membres de leur communauté et autres jeunes d’une série de sujets, parmi lesquels la planification familiale, la violence sexiste, le mariage des enfants et les MGF.

Plusieurs chefs religieux encouragent également ces changements. Le directeur de l’Université internationale Horn, Cheikh Almis Yahye Ibrahim, âgé de 47 ans, est l’un des six cheiks de la région arabe  à avoir formé un groupe qui lutte contre les MGF. Il parle également des dangers des MGF aux 5000 membres de la mosquée Ibrahim Dheere. Contrairement aux idées reçues, l’Islam n’exige ni ne recommande en aucun cas les MGF sous aucune forme.

Aucune des trois filles du Cheikh Ibrahim n'a été excisée. « Je refuse qu’on fasse du mal à quoi que ce soit d’elles », il explique. « Elles doivent rester telles qu’Allah les a créées ».

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