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Revue de presse : impact de la baisse des fonds pour l’aide aux réfugiés palestiniens

PIERRE KRAHENBUHL OCHA Berk Ozkan

14 mars 2018 – A quelques jours de la conférence ministérielle extraordinaire qui s’ouvre le 15 mars à Rome, Pierre Krähenbühl, Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) était à Paris pour alerter sur le manque de fonds. Interrogé par plusieurs médias français, il détaille l’impact de ces coupes et ce qu’il attend de la réunion de Rome.

En effet, en janvier dernier, les Etats Unis, premier contributeur, ont annoncé une baisse drastique de leur financement. « L'an passé, les Etats-Unis ont contribué à l'UNRWA à hauteur de 364 millions de dollars pour des activités telles que le service à l'éducation, la santé, ou les appels d'urgence (humanitaires, NDLR). Or, cette année, la contribution américaine n'est que de 60 millions de dollars », a rappelé M. Krähenbühl, dans un entretien au Point.

Selon le Commissaire général, la décision américaine « n'est pas liée à la performance de l'UNRWA ». Il rappelle avoir eu récemment de « très bons entretiens » à Washington, cependant après la décision des Etats Unies de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, « la position américaine a été modifiée avec ce que l'on peut décrire comme « l'utilisation de fonds humanitaires à des fins de pression politique », explique-t-il dans Le Point.

Risque de radicalisation

Par manque de financement, UNRWA pourrait être obligé de réduire son assistance et notamment de fermer 700 écoles qui accueillent des réfugiés palestiniens.
« A Gaza, les élèves se trouvent déjà dans un état psychologique extrêmement fragile (…). Très peu auront la perspective de trouver un emploi lorsqu'ils quitteront le système éducatif. Si vous ajoutez à cette situation la fermeture des écoles et donc l'absence d'accès à l'éducation, alors la situation devient extrêmement tendue », explique M. Krähenbühl dans Libération

« On me demande souvent si je suis inquiet par les risques de radicalisation au Proche-Orient. Je le suis d’autant plus maintenant qu’on m’a retiré 300 millions pour mon système scolaire », poursuit-il. Estimant sur les antennes de France Inter que « les questions du Moyen-Orient sont les questions de l’Union européenne ».
Lors de la réunion de Rome, lancée à l’initiative de la Suède, la Jordanie et l’Egypte et à laquelle assistera le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, « chacun des pays représentés va venir avec ses propres perspectives. Certains nous apporteront un soutien politique, et d’autres, j’espère, des annonces fermes d’engagements financiers additionnels », indique M. Krähenbühl dans Le Monde.

Enfants jouant dans l'une des écoles créées par UNRWA

« Les contributions de l’UE et des Etats membres de l’Union européenne assurent plus de 50% de notre financement. On peut difficilement leur demander plus. Nos donateurs sont confrontés à la multiplication des crises dans la région – Yémen, Syrie, Irak –, et il est difficile de mettre la priorité sur les réfugiés palestiniens », reconnait le Commissaire général.
Quant aux pays arabes, ils contribuent déjà, dit-il à Libération : « L’Arabie saoudite est le troisième plus grand donateur de l’UNRWA après les Etats-Unis et l’UE. Elle donne annuellement plus que la France ou les pays hôtes. Ces trois dernières années, les Emirats arabes unis ont versé des montants importants pour l’éducation. Il faut un partenariat entre l’Europe et les pays arabes pour stabiliser les contributions à nos financements principaux, ce qu’on appelle le «core funding».

Un scandale international

« On est passé de 80 000 personnes en 2000 qui recevaient de l’aide alimentaire, à un million aujourd’hui, sur 1,9 million d’habitants. Ce chiffre, un scandale international, est en lien direct et organique avec le blocus », estime le Commissaire général, toujours dans les colonnes de Libération.
Pour lui « Si l’UNRWA existe encore soixante-huit ans après sa création, c’est non par choix mais parce que la communauté internationale et les parties du conflit ont échoué ».

 

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