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La conférence humanitaire de l'ONU demande de l'aide pour 13 millions de congolais pris au piège par une guerre oubliée

Cew Oruchinga Settelemt Uganda DR Congo Refugees Photo UNHCR Michele Sibiloni RS

13 avril 2018 - Plus de 13 millions de personnes ont désespérément besoin d'aide humanitaire en République démocratique du Congo (RDC), où les violents conflits se sont étendus à de nouvelles régions du pays. La crise est de la même ampleur que celle de la Syrie en termes de personnes nécessitant de l’aide, mais est considérée comme « l’une des crises de réfugiés les plus complexes, mais la plus oubliée du monde » par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).

Aujourd’hui vendredi 13 avril, l'OCHA, en collaboration avec le Royaume des Pays-Bas et l'Union européenne, accueillera une conférence humanitaire sur la RDC à Genève.

Cependant, les autorités de la RDC se sont montrées réticentes à se joindre à la conférence. Ils menacent  de boycotter la conférence en raison de la description de l’ONU de la crise humanitaire de la RDC comme étant « catastrophique », une description que les autorités congolaises considèrent erronée et qui donne une « mauvaise image » du pays.

Le porte-parole d’OCHA, Jens Laerke, estime que le problème est basé sur un malentendu, après la déclaration des Nations Unies l'année dernière de plusieurs régions du pays comme étant en situation d’urgence de niveau 3 – le plus haut niveau d’urgence de l'organisme mondial. « Ce n'est pas une classification de la gravité d'une crise. C'est une classification qui est interne au système des Nations Unies, afin que nous nous mobilisions et que nous soyons capables de répondre à la crise en tant que telle », a déclaré Mr. Laerke.

Il rajoute que l'invitation de la RDC pour assister à la conférence est toujours ouverte et qu'ils espèrent que le gouvernement changera d'avis et sera présent à l'événement de demain.

Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, et Sigrid Kaag, Ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, tous deux co-organisateurs de l'événement à Genève, se sont rendus en RDC en mars 2018. En se rendant à Kalemie, dans la province du Tanganyika, dans le sud-est du pays, ils se sont entretenus avec certaines personnes vivant dans le site de déplacement de Katanika, après avoir fui les violences ethniques.

« Ce que nous savons existe dans de nombreuses régions du pays n'a pas besoin de persister si nous travaillons ensemble », a déclaré Mr. Lowcock. « Chaque famille congolaise vulnérable mérite tout notre soutien pour reconstruire leurs vies », ajoute-t-il.

Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes ont fui leurs domiciles et sont déplacées à l'intérieur du pays ou ont cherché la sécurité dans les pays voisins. Pourtant, la réponse internationale n'a pas encore été à la hauteur de la gravité de la situation.

« Il n'y a pas d'excuse pour l’inaction. Il y a 13 millions de raisons de se soucier de la République Démocratique du Congo. Ces vies sont tout aussi importantes et dignes d'être vécues que partout ailleurs dans le monde », a déclaré Jan Egeland avant la conférence d’aujourd’hui.

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