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Mobile Film Festival sur les droits de l’homme, la sélection dont « on ne ressort pas indemne »

MFF Robinson cropped

5 décembre 2018, Paris - Environ 600 personnes ont assisté mardi soir à la cérémonie de clôture du Mobile Film Festival et ont visionné 51 films d’une minute, toujours émouvants, parfois insoutenables, quelques fois drôles mais qui tous contribuent en une minute chacun à une prise de conscience sur les état des droits de l’homme dans le monde.

Anissa est Indonésienne et elle amoureuse d’une camarade de classe. Surprises toutes deux par une écolière, elles seront battues et Anissa sera contrainte d’épouser un homme qu’elle n’aime pas. En une minute, avec un téléphone portable Barry Putta a ému le jury du Mobile Film Festival qui lui a décerné le Grand prix de cette édition spéciale consacrée aux droits de l’Homme.

« Mon film a déjà été vu 200 000 fois. J’espère que ce prix contribuera à faire changer les mentalités. En Indonésie, beaucoup trop de gens, en particulier les religieux, pensent que l’homosexualité est une maladie dont on pourrait guérir et ces mariages forcés sont courants », explique Barry Putra, qui a pu venir de son pays pour recevoir son prix grâce au soutien de l’Institut français.

La cause des LGTB ainsi que les violences faites aux femmes ont été parmi les sujets les plus souvent choisis par les 51 réalisateurs, de 19 pays, qui ont été sélectionnés pour cette édition du Mobile Film Festival. Ainsi Agathe Ouédraogo, qui a raconté à la caméra de Matteo Dugast l’excision qu’elle a subi à 9 ans, a remporté le prix « Coup de cœur du Jury ». Le Grand prix Europe a été décerné au film hongrois « Cycle » qui lui aussi raconte une histoire de femme trop démunie pour s’acheter des protections hygiéniques. C’est encore la cause des femmes qui a été récompensée avec le prix du meilleur scénario attribué au film iranien « Maiden », qui dénonce le mariage forcée de très jeunes filles.

Le grand prix France est revenu à Gohu et Merick qui ont choisi de parler du drame des migrants noyé en Méditerranée. « Je n’ai pas peur » a été tourné en une demie journée, dans une baignoire, où lentement disparait sous l’eau un petit garçon souriant, innocent, plein d’espoir à l’idée de traverser la mer.

« Ces films sont tous émouvant et souvent courageux », a estimé Mary Robinson, Présidente d’honneur du jury, présidente des Elders et ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

 « On ne ressort pas indemne du visionnage de ces films. Ils font passer des émotions, du rire de la tristesse, de l’étonnement, parfois de l’horreur. Ils nous rappellent de façon poignante qu’il y a encore à faire pour les droits de l’homme et ils sont un appel à l’action », a estimé Laurent Sauveur, chargé des relations extérieures du Haut-Commissariat aux droits de l’homme.

A ce jour, la sélection du Mobile Film Festival, avec le soutien de l’Union européenne, de l’ONU et de Youtube Creators for change, a déjà totalisé plus de 22 millions de vues.

Plus d'information : découvrez le palmarès 2018

 

 

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