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Chaque fille mutilée en est une de trop

FGM Aisha Ousman Photo Unicef Ethiopia Mersha RS

6 février 2019 - Les mutilations génitales féminines, connues sous le nom de MGF, menacent près de quatre millions de filles chaque année.

Au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi une mutilation génitale, un procédure extrêmement douloureuse, enracinée dans les inégalités de genre et les déséquilibres de pouvoir. Le 6 février, la Journée internationale de la tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines est commémorée dans le monde entier. On estime que 68 millions de filles seront soumises à la mutilation génitale féminine d'ici 2030 si on n'accélère pas les efforts pour mettre fin à cette pratique néfaste, prévient le Fonds des Nations Unies pour la population, le FNUAP, avec sa nouvelle campagne «Nées Entières».

En effet, l'Europe n'est pas à l'abri de cette pratique, même si tous les pays de l'UE disposent d'une législation interdisant les mutilations génitales féminines. Les estimations montrent qu'environ 180 000 filles risquent d'être mutilées chaque année et que 500 000 femmes en Europe ont été victimes de MGF. «Les mutilations génitales féminines sont une violation odieuse des droits humains qui touche les femmes et les filles du monde entier», a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. « Cela les prive de leur dignité, met leur santé en danger et provoque des souffrances inutiles, voire la mort. »

Les mutilations génitales féminines sont concentrées dans 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient, mais également dans plusieurs pays asiatiques, dont l'Inde, l'Indonésie, l'Irak et le Pakistan, ainsi que chez certains groupes autochtones d'Amérique latine, comme les Embera en Colombie.

De plus, les mutilations génitales féminines persistent parmi les populations immigrées vivant en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Mais les MGF sont graduellement mises en évidence par les médias. La chaîne de télévision britannique BBC a signalé il y a quelques jours de manière alarmante que des mutilations génitales féminines sont de plus en plus pratiquées après qu’une mère en ait été déclarée coupable - une première condamnation pour MGF au Royaume-Uni. Quant à la lutte contre les mutilations génitales féminines, la France est souvent citée pour sa position dure à l'égard des mutilations génitales féminines. Au cours des 34 dernières années, 29 procès ont été organisés, dans lesquels une centaine de personnes - parents et mutilateurs - ont été condamnées.

L'élimination des mutilations génitales féminines a été réclamée par de nombreuses organisations intergouvernementales, notamment l'Union africaine, l'Union européenne et l'Organisation de la coopération islamique, ainsi que par trois résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies.

«Chaque fille et chaque femme a le droit de vivre une vie sans violence et sans douleur. Et pourtant, plus de 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont été contraintes de subir les pratiques douloureuses et traumatisantes des mutilations génitales féminines. 500 000 d’entre elles vivent en Europe. Des millions d'autres filles risquent aussi d'être excisées: 68 millions de filles dans 25 pays d'ici 2030 », ont déclaré les dirigeants de l'UE dans un communiqué conjoint publié aujourd’hui. La journée internationale s'inscrit également dans le cadre de l'initiative Spotlight, un projet conjoint de l'Union européenne et des Nations Unies visant à éliminer toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles. L'un des axes spécifiques de l'initiative Spotlight cible les violences sexuelles et sexistes et les pratiques néfastes en Afrique subsaharienne, notamment les mutilations génitales féminines.

 

Les Objectifs de développement durable  appellent à mettre fin aux mutilations génitales féminines d'ici 2030 au titre de l'objectif 5 «Égalité de genre», point 5.3, à éliminer toutes les pratiques néfastes telles que les mariages d'enfants, les mariages précoces et forcés et les mutilations génitales féminines.

Le FNUAP, conjointement avec l'UNICEF, dirige le plus vaste programme mondial visant à accélérer l'abandon des MGF. Le programme se concentre actuellement sur 17 pays africains et soutient également des initiatives régionales et mondiales. Ce 6 février fut également publié un rapport conjoint faisant le point sur la situation. 

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