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20 Septembre 2019 -

« On a besoin de ces jeunes qui se bougent » – interview exclusive avec François Declercq, un jeune délégué belge de l’ONU

Francois Declercq jeune délégué de l'ONU

20 septembre 2019 - UNRIC a interviewé François Declercq, un jeune délégué belge de l’ONU, avant sa participation à la 74ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York. François, qui a 23 ans et vient d’Enghien en Wallonie, ira au Siège de l’ONU pour participer à la Troisième Commission, qui traite des questions sociales, liées aux affaires humanitaires ou aux droits de l’homme.

Pourquoi est-ce-que vous avez voulu devenir un jeune délégué belge de l’ONU ?
On voit dans le monde actuel, et surtout en Belgique, que la jeunesse commence à prendre sa place dans le débat politique actuel. Aux niveaux locaux on voit aussi que beaucoup de jeunes commencent à prendre la parole et à vouloir peser sur les décisions qui sont prises en leur nom. Je voulais m’inscrire dans cette logique parce que je pense qu’autant au niveau local, on a besoin de ces jeunes qui se bougent.
Au niveau le plus lointain de la vie quotidienne, à savoir L’ONU, on a aussi forcément besoin de jeunes qui transmettent la parole, l’opinion, l’avis de cette jeunesse belge. Nous essayons de prendre cette voix en tant que jeunesse, mais il faut faire en sorte qu’elle soit entendue, c’est un peu l’objectif de mon mandat.

Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous allez à New York en tant que jeune délégué belge et qu’est-ce-que vous feriez là-bas ?
Le mandat que j’ai reçu, c’est d’essayer d’aller transmettre l’opinion qu’on a réussi à développer avec les jeunes ici, donc une opinion qui se veut le plus représentative possible de la jeunesse francophone belge. Où ça ? Dans le cadre de cette 74ème session de l'Assemblée générale des Nations.
On va beaucoup travailler dans la Troisième Commission qui s’occupe de tout ce qui est matière sociale, matière des droits de l’homme et notamment, forcément, tout ce qui touche la jeunesse. Cette année, on aura l’occasion de négocier une résolution jeunesse et notre objectif, qui est très ambitieux forcément, c’est d’essayer qu’elle ait le plus possible une sorte de touche belge.

Quel est l’objectif de la résolution sur la jeunesse ?
Nous parlons d’un texte juridique non-contraignant qui contient toute une série d’informations très concrètes et très intéressantes pour nous les jeunes. Quand on revient en Belgique on peut utiliser ce texte pour essayer de faire avancer nos politiques.
Maintenant, que va-t-on va retrouver dans cette résolution ? On peut commencer à parler forcément de la place que les jeunes doivent prendre, ça c’est une de nos ambitions dans le combat climatique : quelles sont les réponses qui peuvent être apportées par les jeunes ? Leurs réponses par rapport au combat pour un accès à des emplois décents pour tout le monde, au combat pour un accès à une éducation de qualité et des informations encore plus globales.

Pourquoi est-il important pour les jeunes d’être représentés aux Nations Unies ?
C’est une question qui est au final, facile et très difficile à répondre. Facile parce que les jeunes doivent selon moi être représentés dans un maximum d’endroits possible, donc l’ONU ne fait pas exception à la règle. Très compliqué parce qu’à l’inverse c’est peut-être le lieu qui est le moins connu aujourd’hui par la population nationale dans son ensemble mais également par la jeunesse.
Donc moi je pense que c’est fondamental aussi d’être représenté là-bas. Pourquoi ? Pour deux choses, la première chose c’est d’essayer de peser sur des textes et des décisions qui sont prisent à ce niveau-là. Et le deuxième aspect intéressant, c’est un aspect pédagogique, pour faire prendre conscience aussi des enjeux de ce qui se passent là-haut et pour faire prendre conscience que c’est un forum primordial et fondamental pour la construction du monde de demain.

Quel sera votre message aux dirigeants mondiaux alors qu’ils se réunissent pour les sommets sur le climat et les ODD ?
Moi je pense qu’il y en a un dans le cadre de mon mandat qui peut-être apparait comme un peu plus important, même s’ils sont tous fondamentaux : c’est l’Objectif du Développement Durable numéro 16, qui parle de la justice, de la paix et des institutions durables et efficaces.

C’est très ambitieux sans doute pour la jeunesse mais si on nous donne les clés et la possibilité d’agir, pas seulement nous tous seuls, mais aussi de prendre des codécisions (une décision prise en commun par plusieurs organismes compétents), on pourrait arriver vers un monde qui se voudrait plus juste, plus durable, plus équitable et surtout plus inclusif et participatif. C’est ça la clé du changement de demain qui est de réussir à avoir des institutions qui soient inclusives et participatives.

Pour plus d'informations:

 

 

 

16 Septembre 2019 -

Anatomy of Action : 15 jours pour adopter de meilleures habitudes

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16 septembre 2019 - Dès aujourd’hui, rejoignez ONU Environnement dans sa campagne « Anatomy of Action » : des actions quotidiennes proposées par le Programme pour l’environnement de l’ONU, en collaboration avec l’UNSchool, pour apprendre à agir concrètement pour les Objectifs de développement durable (ODD).

Des actions quotidiennes pour un impact durable

Ce plan d’action, basé sur des recherches menées au cours des cinq dernières années, se concentre sur les domaines qui ont le plus d’impact sur la planète et qui nous concernent tous. Ainsi, cinq thèmes ont été définis :

- Alimentation

- Consommation

- Mobilité

- Dépenses

- Loisirs

Les actions proposées se concentrent autour de l’ODD 12 : consommation et production responsables. Cet objectif est essentiel pour aborder d’autres sujets, comme l’impact de l'extraction des matières premières sur la biodiversité, de la pollution plastique sur la vie marine ou encore de l’impact climatique du tout-jetable.

15 jours, 15 actions

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Pour ne manquer aucun des thèmes proposés, le défi est simple : 15 jours, 15 Actions. Chaque jour, du 16 au 30 septembre 2019, un thème et un hashtag correspondant vous sont proposés pour communiquer plus facilement et créer une communauté de participants. Le but est de réaliser l’action de votre choix, en lien avec le thème de la journée, et de le partager avec votre entourage. Ainsi, des « bonnes actions » journalières seront diffusées et expliquées sur les réseaux sociaux pour inspirer les lecteurs et les inciter à adopter de bonnes habitudes.

Le format peut aussi être suivi à un tout autre moment et servir de défi pour vous et votre famille. Une très bonne initiative pour initier aux actions durables dès le plus jeune âge ! Pour obtenir plus d’informations et rejoindre le mouvement : www.AnatomyofAction.org

13 Septembre 2019 -

Côme Girschig, au sommet de l’ONU sur le climat pour partager, apprendre et interpeller les dirigeants du monde

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13 septembre 2019 - A 24 ans, Côme Girschig est un jeune engagé et militant qui a pris conscience des défis que posent les changements climatiques et a cofondé une association pour sensibiliser les Français à ces questions. A ce titre, il a été invité, avec un groupe de 100 jeunes venus du monde entier, à participer au Sommet de la jeunesse pour le climat à New York le 21 septembre.

Qu’attends-tu de ce Sommet des jeunes ?

J’en attends d’abord de l’inspiration. L’année dernière a été très active, j’avais lancé une chaîne YouTube de vulgarisation scientifique, j’ai cofondé mon association, JAC, fait beaucoup de conférences, je suis intervenu dans des entreprises, j’ai débattu aussi avec le Ministre de l’environnement à la télévision sur la taxe carbone. J’ai essayé de multiplier les vecteurs pour voir ce qui marche. Je suis arrivé à la conclusion que c’est épuisant de faire tout à la fois et j’aimerais bien discuter avec d’autres jeunes qui ont aussi utilisé ces différents outils, partager des expériences, comprendre comment ils ont fait, apprendre de leur succès et leurs échecs.

Par exemple, nous avons du mal en France à inciter la jeunesse à s’impliquer politiquement. Je voudrais des conseils pour la mobilisation. J’ai envie de comprendre les outils privilégiés par les jeunes en ce moment : est-ce que c’est que de l’associatif, est-ce qu’ils essaient de percer plus sur les médias et lesquels ? Les médias traditionnels sont difficiles d’accès et les médias en ligne ou plus confidentiels ont moins d’échos. Lorsqu’on fait une vidéo sur YouTube, c’est bien d’avoir 100 000 vues mais si c’est toujours les même 100 000, c’est une communauté qui tourne sur elle-même. Toute ma réflexion en ce moment c’est justement comment sortir du cercle des convaincus et rendre cette cause universelle. Actuellement, une grande partie de la population n’est pas réellement sensibilisée. Ils ont conscience qu’il y a un problème mais souvent ne se rendent pas compte de l’urgence à agir ou ne savent pas comment agir.

J’aimerais aussi aborder avec les autres la question de l’éducation, notamment de l’éducation des jeunes filles. Ça me semble être une clé politique et culturelle aux problèmes démographiques. Et aussi les questions de géo ingénierie. Parler des accords de commerce internationaux qui n’aident en rien et détruisent notre conception du monde. J’ai préparé une petite liste de thèmes que je compte bien aborder là-bas.

Et du Sommet des Chefs d’Etat ?

Ce qu’on peut attendre de ce genre de Sommet, ce sont des déclarations. Mais des déclarations, maintenant, on en a tous les jours. On est arrivé à une saturation médiatique qui était nécessaire au début mais le job est déjà bien fait. Il nous faut des actions, du concret, des décisions qui vont vraiment dans le bon sens.  Désormais ce qu'il nous faut, c'est une mise en œuvre de l'Accord de Paris, mais aussi et surtout une réflexion de fond sur le post-développement durable. La façon dont il a été conçu depuis le rapport Brundtland de 1987 n'a clairement pas révolutionné notre relation à l'environnement. Il nous faut un Brundtland 2.

Bien évidemment, je ne suis pas contre une déclaration solennelle, mais cela ne changera pas fondamentalement l'orientation politique mondiale en matière de lutte contre le dérèglement climatique et les multiples autres conséquences de l'ordre économique actuel.

Comment toi-même as-tu pris conscience du problème et pourquoi as-tu choisi de t’engager ?

J’ai commencé par des études d’ingénierie économique à Paris en 2015, l’année de la COP21. J’ai vu les Unes sur le climat dans les kiosques à journaux et je me suis mis à lire sur le sujet, pour essayer de comprendre parce que c’était complètement nouveau pour moi. Ce que je trouvais passionnant dans ce « problème climatique », c’est qu’il n’est pas juste question de climat, il est aussi question de politique, de géopolitique, d’anthropologie, de droit, sociologie, de botanique, de culture etc. Et ça m’a passionné d’un point de vue intellectuel surtout. Avant de m’engager, je me suis renseigné, j’ai lu beaucoup de livres et d’articles dans les différentes disciplines qui abordaient la crise actuelle. Je trouvais ça incroyable d’avoir un problème contemporain qui permette à autant de types d’intelligences de coopérer ensemble. C’est aussi ce qui le rend compliqué car l’économiste n’aura jamais raison seul, l’ingénieur n’aura jamais raison seul et le politique n’aura jamais raison seul. J’ai trouvé cela passionnant avant de trouver cela inquiétant.

Ensuite j’ai intégré Sciences-Po dans un département d’affaires internationales en spécialité environnement. C’est là que j’ai commencé à m’engager sérieusement, d’abord dans l’association CliMates, ensuite j’ai été observateur plusieurs fois à ONU Climat, puis j’ai été représentant de YOUNGO dans les rendez-vous hors négociations internationales et ensuite je suis devenu jeune délégué français pour le Climat, un programme mis en place par CliMates et le Refedd (Réseau Français des étudiants pour le développement durable) et bien sûr la délégation officielle française.

Que fais-tu au sein de ton association ?

En tant que jeune délégué d’ONU Climat, une partie du travail consistait à faire de la pédagogie autour des négociations : expliquer ce qui se passe, comment ça se passe, qui sont les acteurs, ce qu’on peut en attendre ou ne pas en attendre. J’ai réalisé que c’était difficile de faire ce boulot là tout seul, d’aller en parler en France, c’est donc pour ça que j’ai créé JAC, une association spécifiquement pour faire des conférences sur les questions des négociations internationales. Nous vulgarisons les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), de l’impact des résultats des négociations internationales sur les politiques publiques européennes et françaises et on termine toujours par un volet sur les engagements plus individuels afin de donner des solutions dans la vie quotidienne.

Ce qui fait peur dans les négociations internationales c’est qu’on a l’impression que l’ONU est un truc complètement hors sol, très loin de tout le monde, donc on essaie de montrer l’impact de ces négociations : l’accord de Paris, l’accord de Kyoto, les accords qui ont un lien avec le climat comme le protocole de Montréal. On essaie d’en parler dans un tout cohérent et en lien avec ce que les gens connaissent déjà, par exemple en France, la loi sur la transition énergétique et la croissance verte.

Cette association fonctionne depuis un peu plus d’un an, on a une trentaine de membres. On a déjà fait une centaine de conférences. Nous essayons de diversifier les sujets et aussi le public auquel on s’adresse. Jusqu’à maintenant, on s’était limité aux lycées et universités partout en France, on essaie de casser la logique du tout se fait à Paris. On essaie d’ouvrir à différents publics : des entreprises (chez Deloitte et Google par exemple). On essaie de toucher un public moins jeune mais tout aussi intéressé par ces questions-là. J’ai l’ambition l’année prochaine d’ouvrir encore plus à des enceintes comme les hôpitaux, les prisons, pourquoi pas les maisons de retraite, bref d’étendre cette culture climatique à des sphères qui ne sont pas très bien connectées afin de briser cette bulle de verre du milieu écolo.

A titre personnel, as-tu changé ta façon de vivre depuis que tu as pris conscience des enjeux climatiques ?

Je ne prends plus l’avion, sauf lorsque des institutions internationales ont la bonne idée d’offrir des allers-retours pour parler de climat, en compensant les émissions de carbone, ce sont les seules exceptions que je fais. Il y a six mois, mon meilleur ami m’a proposé d’aller au Costa Rica. Il y a quelques années, j’aurais accepté sans réfléchir. J’ai vraiment limité au minimum les déplacements en avion. J’ai beaucoup voyagé en Europe cet été et j’ai tout fait en bus et en train.

Je suis aussi devenu végétarien mais je trouve que ça ne suffit pas : il y a aussi le bio, le local et le saisonnier donc j’essaie vraiment d’intégrer toutes ces dimensions. Je n’achète plus rien de neuf, que ce soit pour les vêtements, l’électronique, les consommables, les meubles. J’ai récemment emménagé à Paris et je n’ai acheté aucun meuble neuf. Toutes mes consommations du type dentifrice, shampoing etc. sont sans emballages et solides.

Concernant la mobilité, à Paris, je fais tous mes déplacements à vélo ou en transports en commun. Je ne pense pas avoir un jour de voiture.

Dans mes conférences, j’explique que nous avons trois votes : le vote politique, le vote de consommation et le vote de production. Le vote politique, on connait. On peut faire ses choix dans les urnes en prenant en compte l’engagement des candidats pour le climat. Le vote de consommation, c’est à chaque fois qu’on prend un verre d’eau du robinet au lieu d’acheter une cannette de coca. Le vote de production c’est par rapport au type de métier qu’on fait et celui-ci est surement le plus dur parce qu’il y a très peu de métier qui vont dans le bon sens à tous les points de vue (éthique, durable). C’est une question très difficile pour moi que je n’ai d’ailleurs toujours pas résolue. Pour l’instant j’ai des petits contrats par-ci par-là dans des ONG, des associations ou autres mais ça reste compliqué. Et je pense que c’est une des questions cruciales pour les jeunes aujourd’hui qui sont matraqués médiatiquement pour s’engager dans la transition écologique sauf que lorsqu’on n’a plus de ressources (comme une bourse par exemple) on est obligé de travailler et là ça devient très difficile. Bien plus difficile que d’être végétarien ou faire une croix sur des trajets en avion.

Si tu devais faire passer un message aux chefs d’Etat et de gouvernement présents à ce Sommet climat, quel serait-il ?

Ce ne serait pas « assumez » vos erreurs, mais « expliquez-nous vos erreurs ». Je viens là pour apprendre, je pense que la question de la responsabilité de rendre des comptes d’une génération à l’autre est légitime. Le club de Rome a déjà 50 ans, les gens étaient conscients du problème mais peut-être pas de l’urgence et n’étaient pas prêts à assumer politiquement leurs engagements. Je ne veux pas qu’ils viennent s’excuser, mais qu’ils viennent nous expliquer pour quelle raison ils ont failli. La pire des erreurs serait de ne pas comprendre les leurs.

Plus d'informations : 

Sommet de la jeunesse sur le climat

 

 

11 Septembre 2019 -

Développement durable : la croissance basée sur la consommation n'est plus viable (rapport)

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11 septembre 2019 - Des changements radicaux et urgents sont nécessaires si l'on veut atteindre les Objectifs de développement durable d'ici 2030, selon un important rapport scientifique publié aujourd'hui.

Atteindre ces objectifs est encore possible, mais seulement s'il y a un changement fondamental et urgent dans la relation entre l'homme et la nature, et une réduction significative des inégalités sociales internes et entre certains pays, selon le rapport.

Ce nouveau rapport des Nations Unies est le fruit du travail d'un groupe indépendant de scientifiques à la demande des Etats membres et est le premier du genre depuis l'adoption, il y a quatre ans, des Objectifs de développement durable (ODD).

Intitulé « L'avenir, c'est maintenant : la science au service du développement durable », le rapport conclut que le modèle de développement actuel n'est pas durable et que les progrès réalisés au cours des deux dernières décennies risquent d'être anéantis par l'aggravation des inégalités sociales et le déclin potentiellement irréversible de l'environnement naturel sur lequel nous vivons.

Créer la croissance économique simplement en augmentant la consommation de biens matériels n'est plus une option viable au niveau mondial : les projections indiquent que l'utilisation mondiale de matériaux devrait presque doubler entre 2019 et 2060, impliquant une augmentation correspondante des émissions de gaz à effet de serre.

Eviter le point de non- retour

Le modèle de développement actuel a apporté la prospérité à des centaines de millions de personnes, mais a également entraîné la persistance de la pauvreté et d'autres privations, des niveaux d'inégalité sans précédent qui compromettent l'innovation, la cohésion sociale et la croissance économique durable. Ce modèle a rapproché le monde de points de non-retour notamment en ce qui concerne le climat et la perte de biodiversité. Pour changer de cap, les scientifiques affirment que le monde doit transformer un certain nombre de domaines clés des activités humaines, notamment l'alimentation, l'énergie, la consommation et la production, et les villes.

Ces transformations ne peuvent être le fruit que d'une action coordonnée des gouvernements, des entreprises, des communautés, de la société civile et des individus. La science a un rôle particulièrement fondamental à jouer - un rôle qui peut être encore renforcé en investissant davantage dans la science au service de la durabilité et dans les institutions de sciences naturelles et sociales basées dans les pays en développement.

Les pays développés doivent modifier leurs modes de production et de consommation, notamment en limitant l'utilisation de combustible fossile et de plastique, et encourager les investissements publics et privés conformes aux Objectifs de développement durable.

Les scientifiques suggèrent que l'ONU encourage un nouveau label d'investissement pour le développement durable, avec des paramètres et des lignes directrices clairs, pour inciter et récompenser les investissements dans les industries et les marchés financiers qui favorisent le développement durable et dissuader les investissements dans ceux qui ne le favorisent pas.

Plus d'information :

Rapport The Future is Now: Science for Achieving Sustainable Development

 

 

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Ministre Alexander De Croo

Sail to the COP

Un groupe de jeunes militants pour le climat a pris la mer cette semaine depuis Amsterdam pour la COP25 au Chili.

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news32x32 DblueNominations

  • ​​​​​​​​​Le Secrétaire général fait de Mamoudou Diallo, de la Guinée, son Représentant spécial adjoint au Bureau pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (14 octobre 2019)

  • Helen La Lime, des États-Unis, est nommée Représentante spéciale pour Haïti et Chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) (14 octobre 2019)

  • Le Secrétaire général nomme Fatoumata Ndiaye du Sénégal à la tête du Bureau des services de contrôle interne (BSCI) (11 octobre 2019)

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