Parmi les boissons tropicales – café, cacao et thé – le café capte la plus grande part du marché mondial et connaît une croissance rapide depuis 2000.
Ce 1er octobre, une date qui correspond au début des récoltes, marque la première célébration de la Journée internationale du café. Une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies en a décidé ainsi, pour souligner l’importance socio-économique de cette matière première et sa contribution à la sécurité alimentaire.
Le café, découvert en Ethiopie ou au Yémen selon les sources, est arrivé vers l’an 1600 en Europe, rapporté par les marchands vénitiens. Il reste aujourd’hui un marché en plein essor. La demande augmente dans les économies émergentes, de même que l’intérêt pour les cafés de spécialité dans les pays développés.
Le café, toute une économie
L’essentiel de la production de café a lieu dans l’hémisphère sud, tandis que la consommation se concentre principalement dans l’hémisphère nord.
Brésil, Vietnam et Colombie en sont les trois premiers exportateurs, tandis que les plus grands débouchés se trouvent dans l’Union européenne (UE) et aux États-Unis.
Le secteur fait vivre près de 25 millions d’agriculteurs sur quatre continents et crée des emplois tout au long de sa chaîne de valeur. Du champ à la tasse, il génère plus de 200 milliards de dollars de recettes annuelles dans le monde, selon le Fonds des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).
Sa production contribue à plusieurs des Objectifs de développement durable (ODD) défendus par l’ONU.
Pour de nombreux pays à faible revenu, exporter des grains de caféiers apporte une source essentielle de devises étrangères. En 2024, cette matière première représentait 28 % des exportations en Éthiopie, 20 % en Ouganda et 19,5 % au Burundi.
Un bémol cependant : le café est exporté à un stade précoce de la chaîne de valeur, sans être transformé sur place, avec une faible valeur ajoutée dans les pays producteurs.
En outre, la culture du café s’avère de plus en plus exposée aux aléas du changement climatique.
La culture de café, sensible au climat
Le café, en particulier la variété Arabica, prospère dans les climats tropicaux frais à haute altitude.
Les températures extrêmes, les pluies irrégulières ou excessives, la sécheresse, les maladies des plantes peuvent affecter les rendements, la qualité, les besoins en main-d’œuvre et les prix.
Relever ces défis nécessitera une transformation en profondeur de la culture du café. Une démarche que soutiennent les Nations Unies.
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) s’est déjà associé à une grande marque de café pour introduire le premier café certifié libre de déforestation au monde, en provenance de l’Equateur.
De même, la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) soutient la production durable de café arabica au Laos, en Thaïlande et au Vietnam afin de renforcer les exportations, améliorer les moyens de subsistance et protéger les écosystèmes, alors que les marchés mondiaux exigent une production plus écologique.
