L’Assemblée générale discute du rapport annuel du Conseil des droits de l’homme

3 novembre 2010 – L’Assemblée générale de l’ONU a discuté mercredi du rapport annuel du Conseil des droits de l’homme couvrant la période de septembre 2009 à juin 2010 et qui était présenté par le Président du Conseil, Sihasak Phuangketkeow.

Le Président de l’Assemblée générale, Joseph Deiss, a jugé « remarquable » que la plupart des résolutions et décisions du Conseil des droits de l’homme aient été adoptées par consensus. Le rapport discuté mercredi souligne l’importance des droits de l’homme en tant que troisième pilier de la mission de l’ONU, à côté de la promotion de la paix et de la sécurité et du développement, a-t-il ajouté.

Sihasak Phuangketkeow a indiqué que le Conseil avait achevé l’Examen périodique universel (EPU) de 127 États membres et s’est enorgueilli du fait que le Conseil avait bénéficié de la participation totale des États membres dont les dossiers ont été examinés jusqu’à présent. Ce mécanisme, a-t-il ajouté, a réussi à créer des synergies positives pour améliorer la situation des droits de l’homme sur le terrain.

Le Conseil a avancé son travail normatif dans plusieurs domaines, notamment les droits des femmes dont la création d’un Groupe de travail composé de cinq experts pour examiner la question de la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes, a-t-il également souligné. Le Conseil a aussi envoyé un message clair sur son engagement à renforcer la protection des droits de l’enfant.

Le Conseil s’est en outre penché sur les effets de la crise économique et financière sur les droits de l’homme, les droits des personnes handicapées, et le droit à l’éducation et à la formation.

S’attardant ensuite sur le fonctionnement du Conseil, M. Phuangketkeow a rappelé que le processus d’examen avait été entamé à Genève, la semaine dernière, avec la tenue de la première session du Groupe de travail intergouvernemental. Même si ce processus est un examen et non pas une réforme du Conseil, nous devons néanmoins générer des résultats notables, a-t-il dit. Le Conseil doit pouvoir avoir un impact réel sur le terrain, mieux répondre aux situations chroniques et urgentes de violations des droits de l’homme et de rationnaliser son travail pour une utilisation plus efficace du temps et des ressources, a expliqué le Président.

Centre d’actualités ONU