L’ONU lance le calculateur mondial des émissions de gaz à effet de serre.

Les Nations Unies ont lancé le 23 mars le premier système commun destiné à calculer la quantité de gaz à effet de serre produite dans une ville donnée et par secteur ou heure, permettant aux villes de comparer leur fonctionnement et d’analyser les différences.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Programme de Nations Unies pour les établissements humains (UN-HABITAT) et la Banque mondiale ont lancé conjointement le ‘Global Greenhouse Gas Standard for cities’ lors du Forum urbain mondial de Rio de Janeiro.

Si les mesures ne doivent pas retarder l’action, une condition cruciale pour appuyer une politique et accéder aux financements, est l’établissement d’un protocole ouvert, mondial et harmonisé pour  quantifier les émissions de gaz à effet de serre attribuables aux villes et aux régions, soulignent les trois institutions ldans un communiqué de presse conjoint.

Le système calcule les quantités émises par tête d’habitant. Par exemple, les émissions de gaz à effet de serre sont de 4,20 tonnes de dioxyde de carbone par personne à Barcelone (Espagne), 10,6 à Bangkok (Thaïlande) et 17,8 à Calgary (Canada).

Le nouveau système commun prend aussi en compte les principales sources d’énergie des villes, le climat, les moyens de transport et la forme urbaine. En conséquence, une ville à forte densité comme New York produit 10,4 tonnes par personne, tandis qu’une autre ville des États-Unis, Denver, émet 21,3 tonnes par personne.

Le système permet aussi aux villes de comparer l’évolution de leurs émissions dans le temps, entre plusieurs villes et dans des secteurs spécifiques comme l’énergie, le transport ou le traitement des déchets.

Lors du lancement, les organisateurs ont souligné que les maires des villes et autres responsables urbains, le monde des affaires et les pouvoirs publics reconnaissent le besoin d’agir pour réduire l’impact du changement climatique dans les villes.

"En réduisant les émissions de gaz à effet de serre, les villes font partie de la solution : les employés municipaux découvrent comment pousser les gens à abandonner leurs voitures pour prendre le bus ou le métro ; comment exploiter le méthane relâché par des décharges et le transformer en énergie ; comment soutenir le développement urbain compact et non étendu" a déclaré Anna Tibaijuka, Directrice exécutive de UN-HABITAT.

Les représentants officiels ont également souligné que les villes peuvent être le catalyseur essentiel vers l’objectif international qui est de contenir la hausse mondiale de la température ne dépasse à 2 degrés Celsius.

"L’Accord de Copenhague, auquel 110 pays représentant plus de 80 pour cent des émissions mondiales ont exprimé leur appui, est toujours en cours d’élaboration. Il reste un écart ambitieux entre où nous sommes et où nous devons être en 2020 – des diminutions plus conséquentes de la part des villes peuvent être un moyen de réduire ce fossé," a déclaré Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE.

Le Secrétaire général Ban Ki-moon a déclaré la semaine dernière que la Convention Cadre de l’ONU sur le Changement climatique (UNFCCC) continuera à mener des négociations internationales sur le changement climatique avant le sommet de Cancun en novembre, où les participants tenteront de trouver un accord mondial contraignant sur la changement climatique.

 

Photo: Se tourner vers l’énergie solaire aide à réduire les émissions de gaz à effet de serre