La France a toujours apporté un soutien solide au multilatéralisme et a démontré combien elle était attachée aux valeurs portées par l’Organisation, dont elle est l’un des membres fondateurs.
Elle compte également parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ce qui lui octroie un droit de veto, qu’elle a utilisé avec une grande parcimonie – 18 fois depuis 1945 et la dernière fois en 1989, il y a 37 ans.
Un contributeur important de l’ONU
Côté finance, la France est un important contributeur, au 6ème rang sur 193 pays, avec une part de 3,45% du budget ordinaire du Secrétariat général, fixé à 3,4 milliards de dollars pour l’année 2026.
Le 12 février 2026, la France s’était acquitté de l’entièreté de sa contribution au budget ordinaire pour 2026, soit 123,6 millions de dollars
Le budget ordinaire est constitué de contributions obligatoires des États membres. Les autres appuis financiers sont des contributions volontaires.
La France a apporté également jusqu’ici, un soutien financier constant aux opérations de maintien de la paix (6ème contributeur mondial, avec une contribution de 205 millions d’euros).
En 2025, la France a consacré 480 millions de dollars à l’aide humanitaire dont 240 millions via les agences des Nations Unies, selon le bureau de coordination humanitaires de l’ONU. En 2024, le montant total était de 748 millions de dollars d’aide.
Un des fournisseurs de l’ONU
En 2024, 31 agences ou entités du système des Nations Unies se sont approvisionnées auprès d’entreprises françaises pour un total de 754,7 millions de dollars. Le principal client onusien de la France est l’UNICEF, avec quelque 244,8 millions de dollars d’achat.
En 2023, trois entreprises françaises étaient dans le TOP 10 des fournisseurs européens de l’ONU. En 2024, seule Sanofi était encore dans ce classement des dix principaux fournisseurs mondiaux.
Une présence sur le territoire
Les activités des Organisations internationales représentent 1% du PIB de l’Ile de France, avec une contribution économique globale estimée à 4,8 milliards d’euros, selon une enquête de Paris capitale économique.
Ces chiffres, selon cette source, placent le Grand Paris au même niveau que New York (4,3 milliards d’euros) et Genève (6,7 milliards d’euros) en termes d’impact économique des organisations internationales.
A Paris vivent, consomment et travaillent 1403 employés de l’ONU, dont 1218 au siège de l’UNESCO.
L’OMS a inauguré en décembre 2024, l’Académie de l’OMS à Lyon, un centre qui emploie en permanence 37 personnes. D’ici 2028, l’Académie vise à former trois millions d’agents de santé, dont des infirmières et infirmiers, des cliniciens et des sage-femmes, ainsi que 900 décideurs de haut niveau et 13 000 responsables de la santé publique.
En 2027, ONU Habitat ouvrira à Paris un pôle d’excellence et d’innovation visant à soutenir la mise en œuvre de solutions nouvelles dans le domaine du logement social à l’échelle internationale. « Cette nouvelle entité internationale viendra renforcer la place de Paris comme capitale des enjeux globaux en soutien à un logement abordable, durable et inclusif pour toutes et tous », a indiqué le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dans un communiqué en mai 2025.
Des emplois à travers le monde
En 2024, le système des Nations Unies, Secrétariat plus agences, employait 4362 Français et Françaises dans le monde. Un taux d’emploi relativement élevé.
A titre de comparaison, l’ONU emploie 2435 Britanniques pour un nombre d’habitants quasi similaire, et 5528 américains avec une population cinq fois plus importante.
La France est l’un des rares pays à avoir au sein de son ministère des Affaires étrangères un service dédié à ses ressortissants qui souhaitent travailler dans les organisations internationales : la direction des fonctionnaires internationaux.
D’autre part, et cela contribue à son attractivité touristique, la France abrite 52 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est ainsi quatrième sur la liste des pays ayant le plus de sites inscrits au patrimoine de l’UNESCO derrière l’Italie, la Chine et l’Espagne.
Aide au développement : un repli mondial
Plusieurs pays ont diminué la part de leur budget consacré à l’aide publique au développement, outil essentiel de la coopération internationale. Outre les États-Unis qui ont brutalement suspendus l’essentiel des financements via l’USAID, la plupart des pays européens ont revu à la baisse leur contribution.
La France, qui avait augmenté de 40% le montant de son aide publique au développement entre 2017 et 2023, a entamé une diminution de cette aide dès 2024. En 2025, l’APD a perdu environ un tiers de sa dotation.
Pourtant, si l’on en croit un sondage réalisé par Focus 2030, 59% des Français souhaitent au moins un maintien, sinon une augmentation de l’aide au développement pour les pays les plus pauvres
De moins en moins de Français et de Françaises souhaitent une diminution de l’APD, avec 43% fin 2013 contre 27% en janvier 2025.
Derrière les chiffres, il y a des êtres humains, hommes, femmes, enfants, qui faute de soin, de nourriture, d’accès à l’eau, faute de protection sont menacés.
Qu’il s’agisse de pandémies, d’effets du changement climatique, de déplacements de populations, les crises ne connaissent pas de frontière.
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