Palestine : la solution à deux États au cœur des discussions entre l’ONU et l’UE

« Nous voulons la paix. Nous voulons un engagement. Nous voulons nous assurer que l’Europe contribuera à mettre fin à ce conflit et veillera à ce que la solution des deux États l’emporte », a déclaré le président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Le président de ce comité, Coly Seck, ambassadeur du Sénégal auprès des Nations Unies, s’exprimait à l’ouverture d’une conférence de presse organisée le 7 mai 2026 à Bruxelles.

Au cours d’une visite de deux jours à Bruxelles au mois de mai, le Comité a discuté avec les gouvernements européens de l’importance de défendre le droit international et de préserver la solution à deux États.

La délégation, qui comprenait les ambassadeurs du Sénégal, de Cuba et de la Namibie auprès des Nations Unies, ainsi que le ministre Riyad Mansour, observateur permanent de l’État de Palestine auprès des Nations Unies, a rencontré des responsables de l’UE, des diplomates et des organisations de la société civile dans le cadre d’une visite européenne plus large visant à mobiliser le soutien en faveur de la paix en Palestine.

Créé par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1975, le Comité œuvre en faveur de l’autodétermination et de la souveraineté palestiniennes ainsi que de la mise en œuvre d’une solution à deux États.

L’ambassadeur Seck a souligné que l’Europe avait « un rôle clé à jouer sur les plans politique, diplomatique, économique et humanitaire » à ce qu’il a qualifié de moment critique pour la région.

Comité des Nations Unies pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.
© UNRIC

Pour le respect du droit international

Le ministre Mansour a appelé à la prise de mesures concrètes face aux violations du droit international et a exhorté les dirigeants européens à sortir de la « routine habituelle ».

Il a notamment évoqué les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, citant les arrêts de la Cour internationale de justice (CIJ) qui ont établi que ces colonies étaient illégales et « devaient être démantelées ».

Les membres du Comité des Nations Unies ont souligné la nécessité de respecter la Charte des Nations Unies, les résolutions de l’ONU et un ordre multilatéral fondé sur des règles et ancré dans le droit international.

La délégation a également mis en avant l’importance de préserver le fragile cessez-le-feu à Gaza et de soutenir les efforts visant à la création d’un État palestinien fondé sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Espoir

Les réunions de Bruxelles s’inscrivaient dans le cadre d’une visite européenne plus large qui a débuté en France et se poursuivra en Espagne. « Nous pensons que certaines de nos contributions ont trouvé un écho dans l’esprit et le cœur de ceux que nous avons rencontrés », a déclaré le ministre Mansour. « Nous espérons que cette contribution fera la différence dans notre responsabilité collective et notre approche visant à ouvrir largement la voie à la paix et à la justice au Moyen-Orient, en particulier pour le peuple palestinien ».

Le programme à Bruxelles comprenait des réunions avec des représentants de la Commission européenne, du Parlement européen, du Service européen pour l’action extérieure, du Comité politique et de sécurité (COPS) du Conseil de l’UE, du ministère belge des Affaires étrangères et d’organisations de la société civile.

Cette visite s’inscrit dans le prolongement des engagements pris lors de la récente Conférence de 2025 sur la solution des deux États et de la Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution des deux États.

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