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Pollution de l’air : les nouvelles lignes directrices de l’OMS

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié ses nouvelles lignes directrices mondiales relatives à la qualité de l’air, montrant clairement les effets néfastes croissants de la pollution atmosphérique sur la santé humaine. Elles recommandent de nouveaux seuils de qualité de l’air afin de protéger la santé des populations en réduisant les niveaux des principaux polluants atmosphériques, dont certains contribuent également au changement climatique.

« Ces nouvelles lignes directrices sont un outil pratique, fondé sur des données factuelles pour améliorer la qualité de l’air dont toute vie dépend. J’exhorte tous les pays et tous ceux qui luttent pour protéger notre environnement à les utiliser pour réduire les souffrances et sauver des vies », indique le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

Un danger croissant pour la santé

La pollution de l’air est, avec les changements climatiques, l’une des plus grandes menaces environnementales pour la santé.

Plus l’exposition à la pollution est importante, plus les conséquences sur la santé sont grandes, en particulier chez les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants.

L’OMS estime qu’environ 7 millions de décès prématurés sont dus chaque année aux effets de cette pollution. La pollution de l’air est donc comparable à d’autres facteurs de risque importants pour la santé dans le monde, tels que la mauvaise alimentation et le tabagisme.

« La pollution atmosphérique est une menace pour la santé dans tous les pays, mais elle frappe surtout les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire, où la situation se dégrade », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Respirer un air pur devrait être un droit humain fondamental et une condition nécessaire à la santé et à la productivité des sociétés », a ajouté le Dr Hans Henri P. Kluge, Directeur régional de l’OMS pour l’Europe.

La mauvaise qualité de l’air pourrait également contribuer à la charge de morbidité attribuable à la COVID-19. Il est néanmoins à noter que, malgré la situation tragique, la modification du mode de vie des populations en confinement a montré sa contribution à l’amélioration de la qualité de l’air, laquelle devrait être prise en considération pour la relance post-pandémie. 

Quelles recommandations ?

L’OMS préconise de nouveaux seuils de qualité de l’air pour protéger la santé des populations en réduisant les concentrations des principaux polluants atmosphériques, dont certains contribuent également aux changements climatiques.

Ces seuils de référence concernent six polluants, pour lesquels on dispose des données les plus récentes, soit les particules en suspension (PM), l’ozone (O₃), le dioxyde d’azote (NO₂), le dioxyde de soufre (SO₂) et le monoxyde de carbone (CO).

Ces derniers sont plus bas que ceux de 2005 et se basent sur des données factuelles plus nombreuses et de meilleure qualité.

Consciente que les nouveaux seuils seront difficiles à atteindre pour de nombreux pays et régions où les niveaux de pollution sont élevés, l’OMS a proposé des objectifs intermédiaires pour faciliter l’amélioration progressive de la qualité de l’air.

Les lignes directrices mettent également en évidence les bonnes pratiques pour la gestion de certains types de particules pour lesquelles il n’existe actuellement pas assez de données  pour fixer des seuils de référence.

Celles-ci représentent un outil solide permettant aux décideurs d’orienter la législation et les politiques à l’échelle internationale et nationale, afin de réduire les niveaux de polluants atmosphériques et la charge de morbidité en résultant.

Le respect des nouveaux seuils de référence et la réduction des polluants atmosphériques pourraient sauver des millions de vies et contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

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