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Transformer les systèmes alimentaires pour atteindre les Objectifs de développement durable

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, convoque ce mardi 23 septembre 2021 un sommet virtuel consacré aux systèmes alimentaires dans le cadre de la Décennie d’action pour réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030. Annoncé par le chef de l’ONU lors de la Journée mondiale de l’alimentation en octobre 2019, ce Sommet a pour objectif de lancer de nouvelles mesures pour progresser dans la réalisation des ODD, qui dépendent tous à des degrés divers de la mise en place de systèmes alimentaires plus sains, plus durables et équitables.

La faim a gagné du terrain dans le monde, les systèmes alimentaires existants ne permettent pas de nourrir correctement et durablement des milliards de personnes. Face à ce constat, il est impératif de modifier la façon dont nous produisons, transformons et consommons les aliments.

Le Sommet sur les systèmes alimentaires s’adresse à tous les habitants de la planète. Il entend être un sommet du peuple et également un sommet porteur de solutions, qui exigera que chacun prenne des mesures pour transformer les systèmes alimentaires mondiaux.

Agir de la production à la consommation

Le terme « système alimentaire » désigne la myriade d’activités menées dans le cadre de la production, du traitement, du transport et de la consommation des aliments. Les systèmes alimentaires affectent tous les aspects de l’existence humaine.

Or, de trop nombreux systèmes alimentaires mondiaux sont fragiles, négligés et susceptibles de s’effondrer menaçant également nos systèmes d’éducation et de santé et nos économies, ainsi que les droits humains, la paix et la sécurité.

Les systèmes alimentaires existants ne semblent pas en mesure de remplir leur objectif premier, prévenir les famines. Selon le rapport 2021 de la FAO sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, 811 millions de femmes, d’hommes et d’enfants du monde entier ne mangent pas à leur faim.

Nos systèmes de production, de traitement, de distribution et de consommation alimentaire sont également néfastes pour notre santé et notre environnement. Ils représentent un tiers des émissions de gaz à effet, participent à la dégradation des sols, pollution des eaux et perte de la biodiversité. Mais ces mêmes systèmes sont victimes des changements climatiques, notamment des sécheresse, des inondations et des incendies.

Il s’agit donc de transformer l’ensemble des filières afin de fournir des moyens de subsistance décents pour plus d’un milliard de personnes et de réduire notre incidence collective sur l’environnement.

L’Espoir d’un avenir meilleur

Le sommet fait suite à près de deux ans de dialogues aux niveaux communautaire, national et international, auxquels ont participé plus de 40 000 personnes à travers le monde, qui ont partagé leurs besoins, leurs défis et leurs idées pour un système alimentaire plus durable, résilient et inclusif.

Dans une déclaration publiée à la veille du Sommet, le Secrétaire général de l’ONU a souligné que l’alimentation peut nous aider à accélérer notre action et à trouver des solutions qui nous permettront d’atteindre tous les Objectifs de développement durable et de mieux nous remettre de la COVID-19. Il a exhorté l’ensemble des participants au Sommet à apporter des engagements ambitieux qui nourriront l’espoir d’un avenir meilleur.

 

8 faits sur le gaspillage et les pertes alimentaires.

 

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