Confinement : pas tous égaux face à internet

Télétravail, cours en ligne, réunions virtuelles, consultation de médecins par internet : le confinement décidé pour maîtriser la pandémie de COVID-19 a boosté les solutions digitales mais aussi révélé combien l’accès à ces solutions sont inégales.

Les mesures visant à contenir la pandémie de coronavirus ont vu un nombre croissant d’entreprises et de gouvernements déplacer leurs opérations et leurs services en ligne pour limiter l’interaction physique afin de contenir la propagation de COVID-19.

Les plateformes numériques sont en plein essor, notamment les sites de divertissements ou d’achat en ligne. Les échanges sur Internet génèrent également davantage de données sur l’expansion du virus et favorisent les échanges d’informations pour la recherche, indique la CNUCED dans une étude publiée cette semaine (disponible en anglais seulement).

« Il existe des éléments positifs incroyables qui montrent le potentiel d’un monde transformé numériquement », note Shamika Sirimanne, directrice de la technologie et de la logistique de la CNUCED.

Cependant « nous devons nous assurer que nous ne laissons pas ceux qui sont moins équipés numériquement encore plus loin derrière dans un monde post-coronavirus », ajoute Mme Sirimane.

Combler le fossé numérique

En effet, tout le monde n’est pas égal face à cette massive digitalisation de la société. Selon l’IUT, l’Union internationale des télécommunications des Nations Unies, fin 2019 environ la moitié de la population mondiale (53,4 %) avait accès à internet avec de larges différences selon les continents : en Europe 82,5% de la population a accès à Internet contre 28,2 en Afrique.

Les disparités entre pays africains restent grandes, certains étant très connectés, d’autres moins, quand d’autres sont tributaires des coupures d’électricité ou de limitation d’accès aux réseaux par les autorités.

Même dans les pays développés, l’accès n’est pas garanti à tous.

En France, un plan « New deal mobile » a été mis en place par le gouvernement en 2018 mais il existe encore quelques « zones blanches », non couvertes par des opérateurs téléphoniques. De plus, même avec un accès de nombreuses personnes ont des difficultés à utiliser ces nouveaux outils, notamment les personnes âgées.

A l’occasion de la pandémie de Coronavirus, le gouvernement a développé un site simplifié  pour aider ceux qui maîtrisent mal les réseaux à effectuer des démarches de base et une ligne de téléphone (01 70 722 372) a été ouverte.

Certaines universités, comme Pantheon Sorbonne à Paris, ont mis en place des aides financières pour les étudiants qui n’ont pas d’ordinateur personnel ou de data suffisantes pour continuer leurs études en ligne.

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