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Humanitaire : l’ONU mobilisée pour les Ukrainiens

Alors que les bombes pleuvent sur plusieurs grandes villes ukrainiennes, que les vivres, l’eau, les abris manquent, les Nations Unies sont mobilisées pour venir en aide aux Ukrainiens, dans leur pays et dans les pays limitrophes, où des millions d’entre eux se sont réfugiés.

L’ONU déploie du personnel supplémentaire à travers le pays et s’efforce de transporter des fournitures vers des entrepôts dans différents centres, en Ukraine et dans les pays frontaliers

L’ONU, avec ses partenaires, a lancé un appel humanitaire d’urgence de quelque 2,25 milliards de dollars. Ceci permettra de venir en aide à 8,7 millions de personnes en Ukraine, en apportant de la nourriture vitale, des abris, des couvertures et des fournitures médicales. Aujourd’hui, l’ONU et ses partenaires sont présents dans les 24 oblasts (régions) ukrainiens.

L’ONU apporte également son aide aux Ukrainiens qui sont dans les pays voisins. Le  Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déployé dans ces pays du personnel spécialisé dans les situations d’urgence et envoyé des réserves d’articles de première nécessité, tels que des couvertures thermiques et des matelas, pour les distribuer aux réfugiés.

« Jusqu’à présent, nous avons fourni une aide humanitaire vitale à 3,4 millions de personnes à l’intérieur de l’Ukraine – et nous avons l’intention de plus que doubler ce chiffre pour atteindre 8,7 millions de personnes d’ici la fin du mois d’août. Selon certaines estimations récentes, dans le pire des cas, quelque 25 millions de personnes pourraient avoir besoin d’une aide humanitaire d’ici la fin de l’année » a déclaré, le 28 avril, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors d’une conférence de presse avec le président ukrainien. 

Une course contre la montre

Alors que les familles dans les zones assiégées ont de plus en plus de mal à se nourrir, le Programme alimentaire mondial (PAM) s’organise pour apporter une assistance à 3,1 millions de personnes. Sa priorité est d’approvisionner les villes ukrainiennes en nourriture fournie en vrac et en rations alimentaires.

L’approvisionnement de l’Ukraine est aussi en péril car en ce moment les agriculteurs sont censés préparer les terres pour les prochaines semailles :  des légumes, mais aussi du blé, de l’orge, du maïs et du tournesol.

L’Ukraine reste le grenier à blé de l’Europe, cependant des résultats préliminaires d’une évaluation rapide des besoins de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquent que des pénuries alimentaires sont attendues immédiatement ou dans les trois prochains mois dans plus de 40% des cas.

L’eau manque également. Manuel Fontaine, le Directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF a déclaré que « les attaques contre les infrastructures du système d’approvisionnement en eau et les pannes d’électricité ont laissé environ 1,4 million de personnes sans accès à l’eau en Ukraine. 4,6 millions de personnes supplémentaires n’ont qu’un accès limité ».

Environ 300 établissements de santé se trouvent dans des zones de conflit et 1000 se situent dans des zones qui ont changé de contrôle. Près de 50% des pharmacies ukrainiennes sont fermées et de nombreux travailleurs de la santé sont soit déplacés, soit dans l’incapacité d’exercer. 

Aide médicale

L’UNICEF a envoyé 135 camions transportant plus de 1275 tonnes de fournitures d’urgence pour aider les enfants et les familles en Ukraine et dans les pays frontaliers (matériel de protection individuelle et des trousses médicales, chirurgicales et obstétricales). 

L’UNICEF a également livré des fournitures médicales à 49 hôpitaux et maternités et a permis d’assurer l’accès aux soins à plus de 1 179 000 personnes.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a débloqué 10,2 millions de dollars de son fonds d’urgence et déployé du personnel.

Un rapport conjoint publié par ONU-Femmes et l’ONG CARE montre qu’après plus de deux mois de guerre en Ukraine, les femmes et les minorités font face à d’immenses difficultés en matière de santé, de sûreté et d’accès à la nourriture, en raison de la crise. Avant le conflit, deux tiers des Ukrainiennes avaient subi une forme de violence sexiste au cours de leur vie. Depuis le début de la guerre, le risque de violences sexuelles liées aux conflits, d’exploitation, d’abus sexuels et de trafic d’êtres humains, a augmenté de façon exponentielle.

Selon l’OMS, les enfants sont également touchés par le risque accru d’une épidémie de rougeole et des mesures immédiates sont nécessaires. Les dernières données disponibles indiquent que 85 % des enfants éligibles en Ukraine ont reçu leur première dose de vaccin contre la rougeole en 2020. L’OMS  recommande une couverture vaccinale de 95 %.

De l’autre côté de la frontière, l’UNICEF a mis en place des centres « points bleus » pour apporter assistance aux familles fuyant le conflit en Ukraine. L’UNICEF prévoit la mise en place de 26 points bleus en Moldavie, Roumanie, Biélorussie, Slovaquie, Pologne, Hongrie et République tchèque. Chaque site a la capacité de soutenir 3000 à 5000 personnes par jour.

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