Avec plus de 900 milliards de transfert de fonds vers leur pays d’origine, les migrants contribuent de façon significative à l’économie et au développement. Ils ont également un impact positif sur les pays qui les accueillent, selon un nouveau rapport de l’Organisation internationale pour les migrations.
Les communautés de la diaspora jouent un rôle dans le maintien des liens économiques et sociaux entre les pays, notamment par le biais de l’échange de connaissances, des investissements et des rapatriements de fonds.
Des flux supérieurs à l’aide publique et aux investissements privés combinés
En 2024, les rapatriements de fonds ont été estimés à 905 milliards de dollars, dont 685 milliards vers les pays à faible et moyen revenu, indique ce rapport.
Ces flux dépassent désormais la valeur combinée de l’aide publique au développement et de l’investissement étranger direct.
Les pays les plus riches, notamment les États-Unis et de nombreux pays européens, ont notablement diminué l’aide publique au développement ces dernières années.
Les migrants représentent 3,7% de la population mondiale
À la mi-2024, on estimait à 304 millions le nombre de migrants internationaux, soit environ 3,7% de la population mondiale, une proportion qui a augmenté progressivement au fil du temps. Le nombre de travailleurs migrants internationaux a également augmenté et, au cours de la décennie 2013-2022, ce nombre a progressé de plus de 30 millions, selon les dernières estimations disponibles.
« Partout dans le monde, la migration contribue à la création d’emplois, à la croissance économique, à la stabilité et à la cohésion sociale », a déclaré Amy Pope, Directrice générale de l’OIM.
Pour des voies de migrations plus sûres et régulières
Le rapport présente des mesures concrètes pour préserver ces avantages, notamment l’élargissement des voies de migration sûres et régulières, la réduction des coûts des rapatriements de fonds et le soutien à la mobilité des compétences et à la réintégration.
« Chaque pays a le droit de définir ses propres politiques migratoires. Les faits montrent toutefois que lorsque les États coopèrent aux niveaux régional et mondial, la migration est mieux gérée, ce qui contribue à renforcer la confiance du public et à générer des avantages plus importants pour les économies, les communautés et les personnes en situation de mobilité. », estime Amy Pope.
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