Qui sont les gens qui travaillent pour l’ONU ?

Plus de 120 000 personnes à travers le monde travaillent pour le système des Nations Unies. Cela peut sembler beaucoup. En réalité, c’est peu : la mairie de New York à elle seule en emploie trois fois plus (364 000). 

Traducteur-interprète, spécialiste de la sécurité,statisticien, agronome, médecin, logisticien… Ils exercent une très grande variété de métiers et sont répartis entre le Secrétariat général et les programmes, fonds et institutions spécialisées de l’ONU.

De quelles nationalités sont les employés de l’ONU ?

Par continent, la plus grande part des effectifs de l’ONU vient d’Afrique (34,4 %), avant l’Asie (26,5 %) et l’Europe (23,8%).

Les Amériques, du Nord et du Sud, ne fournissent que 14 % des employés. 

États-Unis, France, Italie et Kenya représentent dans cet ordre les nationalités les plus représentées. Elles comptent pour 3 % à 4 % des effectifs chacune. Cependant, compte tenu notamment de leur taille et de leur contribution financière, les États-Unis figurent dans la liste des pays “sous-représentés” parmi le personnel de l’ONU.

Une quarantaine de pays sont dans cette liste, dont beaucoup de micro-Etats et Etats insulaires (Andorre, Tuvalu ou Luxembourg), mais aussi de plus grands pays comme la Chine et l’Allemagne. 

Le Département des Nations Unies pour la sûreté et la sécurité (UNDSS) soutient une rotation d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en Ukraine. © ONU / Artem Chystiak

Dans quels pays travaillent les employés de l’ONU ?

Ils sont déployés partout dans le monde, principalement en Afrique (plus du tiers) et en Europe (27,5 %). 

L’ONU compte plus de personnel en Suisse (9,5 %) qu’aux Etats-Unis (8 %), où se trouve son siège, car Genève abrite un grand nombre d’agences de l’organisation.

Viennent ensuite l’Autriche (4,2 %), l’Italie (3,9 %) et le Kenya (3,5 %), pour les mêmes raisons, avant le Soudan du Sud (3 %), un pays en crise. 

L’ONU sur le terrain, un travail de grande ampleur

L’ONU sur le terrain continue néanmoins à faire la différence pour des millions de personnes, que ce soit avec de l’assistance humanitaire, de la protection, des formations, etc.

Vaccination d’enfant par l’UNICEF. Photo UNICEF
  • 136 millions de réfugiés, demandeurs d’asile et personnes déplacées ont été assistés en 2025. 
  • 110 millions de personnes ont reçu de la nourriture via l’ONU.
  • 45 % des enfants vaccinés dans le monde l’ont été grâce à l’ONU – ce qui contribue à sauver 3 millions de vies par an. 

Pour ne donner que quelques exemples, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), présent dans les pays en conflit, participe au déblaiement des gravats et au déminage massif de l’Ukraine. 

En 2025, plus de 40 millions de femmes et de filles ont bénéficié de services de santé sexuelle et reproductive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).  

Outre ses 11 missions actuelles de maintien de la paix, l’ONU ne cesse de documenter les atteintes aux droits humains à travers le monde, une base indispensable à la justice.  

En tant que forum international et grâce à ses agences spécialisées, l’ONU veille aussi sur les crises de l’eau, de la pollution, de l’habitat et du climat, qui frappent des milliards de personnes et ne peuvent que très difficilement, voire pas du tout, être résolues au niveau des Etats. 

Arrivée de réfugiés soudanais au Tchad, distribution de kits de survie par le HCR. © UNHCR/Colin Delfosse

Un impact énorme avec des moyens en baisse 

En deux ans, entre 2023 et 2025, près de 13 000 postes ont été supprimés et les financements diminuent. 

La cause : certains Etats-membres ne s’acquittent pas de la totalité de leur contribution obligatoire et/ou ne paient pas à temps, tandis que les budgets consacrés à l’aide internationale ont drastiquement diminué. A plusieurs reprises, le Secrétaire général António Guterres a alerté sur les « risques de faillite » de l’ONU. 

L’aide publique au développement a reculé de 25 % en 2025. Ce qui n’empêche pas l’ONU de continuer à élaborer et veiller sur de nombreuses normes internationales, qu’elles soient postales, aériennes, ou ayant trait aux télécommunications par exemple. 

LIENS UTILES

Le rapport annuel 2025 du Secrétaire général (en anglais)

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