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Semaine européenne de la mobilité : passer aux transports durables

 

Pourriez-vous utiliser uniquement des modes de déplacement durable pendant une semaine ? C’est le défi que les citoyens européens sont appelés à relever cette année à l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité.

Du 16 au 22 septembre, des centaines de villes européennes participent à la campagne de sensibilisation de la Commission européenne, qui vise à encourager un changement de comportement en faveur de la mobilité active, comme la marche et le vélo, les transports publics et d’autres solutions de transport propres et intelligentes.

A cette occasion, voici quelques initiatives prises au Benelux.

Connectés grâce aux transports en commun

En 2022, la Semaine européenne de la mobilité est axée sur la création de « meilleures connexions ».

« Le choix du thème de cette année reflète le désir des personnes de se reconnecter les unes aux autres partout en Europe, après des mois d’isolement, de restrictions et de limitations. Grâce aux transports publics, les individus ont les moyens de rester connectés », explique Kim Vo, responsable de la communication et des relations publiques au Ministère de la Mobilité et des Travaux publics au Grand-Duché de Luxembourg, où les transports en commun sont gratuits depuis 2020.

Des villes et des communes de tout le Luxembourg participent à cette semaine, notamment la ville d’Esch-sur-Alzette qui sera sans voiture le 18 septembre. À Schuttrange, les citoyens se déplaçant à vélo ou en transports en commun se verront offrir des pâtisseries du commerce équitable le 16 septembre. A Ell, les écoliers sont invités à décorer les arrêts de bus « Pimp your bus shelter » avec des peintures lavables.

L’office du tourisme de la ville de Luxembourg propose des visites gratuites à vélo et à pied pour présenter les infrastructures de mobilité de la capitale. La Ville de Luxembourg, l’ONG Info-Handicap et d’autres partenaires lancent également la campagne de sensibilisation « Tous solidaires sur nos itinéraires », qui vise à améliorer les déplacements des personnes à mobilité réduite dans les transports en commun par une empathie, un respect et une considération accrus.

Une mobilité durable pour un avenir plus sain

La ville d’Amersfoort pendant la Semaine de la mobilité
La ville d’Amersfoort fermera une route très fréquentée pendant la Semaine de la mobilité © Citymarketing Amersfoort

 

Aux Pays-Bas, la Province d’Utrecht organise des activités telles que des visites à vélo, une promenade à vélo pour une personne sélectionnée pour son engagement, avec le maire « cycliste » d’Utrecht, des réductions sur les billets de bus et les services de partage de vélos.

La ville d’Amersfoort fermera une partie d’une route très fréquentée à la circulation motorisée du 16 au 18 septembre au soir. De la musique, des sports et des jeux remplaceront les milliers de voitures qui circulent habituellement sur cette route chaque jour.

« Pour que notre province reste accessible, verte et saine, nous encourageons l’utilisation de la mobilité durable. La mobilité durable est bonne pour l’environnement et prend moins de place dans nos villes et notre province très fréquentées. Et si vous choisissez de faire du vélo ou de marcher, c’est également bon pour votre santé », explique Marjolein Antonides, coordinatrice de campagne et spécialiste en communication de la province d’Utrecht.

Une mobilité adaptée aux enfants

Une femme et un enfant sur un vélo à Bruxelles
A Bruxelles, la ville encourage le transport durable pour les enfants © Bruxelles Mobilité

Dans la région de Bruxelles-Capitale, en Belgique, le thème de la semaine de la mobilité de cette année est « « Faisons de Bruxelles une ville pour les enfants ». Au cours des 15 dernières années, de plus en plus de jeunes se rendent dans les écoles de la région bruxelloise à vélo et en transports publics. Ils sont moins nombreux à se déplacer en voiture, 62% des élèves du primaire et 84% des élèves du secondaire utilisant des modes de transport alternatifs au moins une fois tous les deux jours. Bruxelles Mobilité souhaite que davantage de jeunes puissent se déplacer activement et en toute sécurité dans la ville et cherche à faire passer ces chiffres à 70% et 90% respectivement d’ici 2030.

« Repenser l’espace public en tenant compte des particularités des enfants, c’est avant tout et nécessairement repenser la mobilité pour un ville plus inclusive au bénéfice de tous », explique Camille Thiry, responsable de la communication de Bruxelles Mobilité.

Les jeunes comme les adultes sont invités à relever le défi « À pied, à vélo à l’école et au travail sans ma voiture ». Les employés de quelque 200 entreprises pourront tester des modes de transport plus durables, Bruxelles Mobilité mettant à leur disposition des tickets de transport en commun, ainsi que des vélos (électriques), des scooters électriques et des vélos-cargos qu’ils pourront essayer pendant une semaine.

Le 18 septembre, la Région de Bruxelles-Capitale deviendra également la plus grande zone fermée aux voitures en Europe dans le cadre du « dimanche sans voiture ». Le système de transports en commun local sera gratuit toute la journée.

Des rues plus sécurisées : un droit humain

Des routes plus sécurisées sont un élément essentiel du passage à une mobilité plus verte, et la campagne des Nations Unies « Des rues pour la vie » (Streets for Life) vise à créer un monde où les rues des quartiers sont sûres, saines, vertes et vivables. Dans le cadre de la nouvelle décennie d’action pour la sécurité routière, cette campagne mondiale a pour objectif de réduire de moitié le nombre de victimes sur les routes d’ici à 2030″

« La sécurité routière est un droit humain fondamental. Elle est essentielle pour le développement économique, l’accès aux soins de santé et à l’éducation, et l’atténuation du changement climatique », déclare Jean Todt, Envoyé spécial des Nations Unies pour la sécurité routière.

Les rues à faible vitesse, en particulier dans les zones urbaines, sont essentielles pour que les gens puissent marcher, vivre et jouer librement. Si une collision se produit, les conséquences sont moins graves à une vitesse moindre.

Depuis janvier 2021, les voitures à Bruxelles doivent respecter une limite de vitesse maximale de 30 km/h dans la plupart des rues de la ville. La « Ville 30 » vise également à améliorer la santé et à réduire la pollution sonore. D’autres villes européennes ont introduit des limitations de vitesse à 30 km/h dans toute la ville, notamment Grenoble et Lille en France, ainsi que Bilbao et Valence en Espagne.

Le Luxembourg a introduit des mesures comprenant la modération du trafic, l’aménagement de zones à 20 et 30 km/h et de nouvelles infrastructures pour les cyclistes.

La province d’Utrecht se concentre sur les trois points suivants pour améliorer la sécurité routière : ingénierie, éducation et une application du code de la route. Il s’agit d’identifier les endroits qui présentent un risque accru d’accidents, de sensibiliser et de renforcer le respect des règles de circulation.

« La mobilité sûre est une responsabilité commune et aujourd’hui, nous avons besoin de l’engagement de tous les dirigeants et membres du public pour créer des rues plus sûres pour tous », conclut M. Todt.

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