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Climat : toujours beaucoup trop d’énergies fossiles

La quantité de combustibles fossiles que les États prévoient de produire est deux fois trop importante pour espérer limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, comme prévu par l’Accord de Paris sur le climat. 

Selon le rapport sur l’écart de production 2021 (Production Gap report¹), publié par des instituts de recherche et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), l’écart entre la production prévue d’énergie fossile et les ambitions affichées par l’accord sur la lutte contre le réchauffement climatique se creuse. Et ce malgré les ambitions affichées par les États.

Lors de la COP26, qui s’ouvre le 1er novembre à Glasgow, les Etats sont appelés à plus d’ambitions et d’actions concrètes.

Au cours des deux prochaines décennies, les gouvernements prévoient collectivement une augmentation de la production mondiale de pétrole et de gaz et seulement une faible diminution de la production de charbon.

En effet, ils prévoient de produire en 2030 environ 110 % de combustibles fossiles de plus que la quantité compatible avec une limitation du réchauffement à 1,5°C, et 45 % de plus que ce qui serait compatible avec un réchauffement à 2°C.

Ces plans conduiraient à une augmentation d’environ 240 % du charbon, de 57 % du pétrole et de 71 % du gaz en 2030 par rapport à ce qui serait compatible avec une limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C.

Le temps est compté

« Tout le monde peut témoigner des effets dévastateurs du changement climatique. Il est encore temps de limiter le réchauffement à long terme à 1,5°C, mais cette opportunité s’amenuise rapidement », affirme Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.

« Lors de la COP26 et au-delà, les gouvernements du monde doivent se mobiliser et prendre des mesures rapides et immédiates pour combler l’écart de production en matière de combustibles fossiles et assurer une transition juste et équitable. L’ambition climatique, c’est cela. », a-t-elle ajouté.

300 milliards d’investissement dans les énergies fossiles

Les pays ont orienté plus de 300 milliards de dollars de nouveaux fonds vers les activités liées aux combustibles fossiles depuis le début de la pandémie de COVID-19, plus que vers les énergies propres.

En revanche, le financement public international de la production de combustibles fossiles par les pays du G20 et les principales banques multilatérales de développement (BMD) a considérablement diminué ces dernières années

« Il est urgent que tous les financeurs publics restants ainsi que les financeurs privés, y compris les banques commerciales et les gestionnaires d’actifs, fassent passer leurs financements du charbon aux énergies renouvelables afin de promouvoir la décarbonisation complète du secteur de l’électricité et l’accès aux énergies renouvelables pour tous » a souligné le Secrétaire général des Nations Unies.

(1) Le Production Gap Report 2021 présente les profils de 15 grands pays producteurs de combustibles fossiles : l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, l’Allemagne, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Norvège, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis. 

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