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ActualitésCOP15 biodiversité : ce qu’il faut savoir

COP15 biodiversité : ce qu’il faut savoir

La conférence des Nations Unies sur la biodiversité, COP15, débute à Montréal le 7 décembre 2022. Les gouvernements du monde entier doivent établir un plan d’action global en faveur de la biodiversité. 

Bien qu’elle ressemble à la COP27, la récente conférence des Nations Unies sur le climat qui s’est tenue à Sharm El-Sheikh. Les deux réunions portent sur des questions différentes mais connexes. 

La COP27 s’est penchée sur les mesures à prendre dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatique. Son objectif était de réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter à ces changements.

La COP15 se concentrera sur le monde vivant à travers la Convention sur la diversité biologique (CDB). Un traité adopté pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.

La Conférence des Parties (COP) sur la biodiversité a lieu tous les deux ans. Cette année est particulièrement importante car un nouveau cadre mondial pour la biodiversité doit être adopté. Le cadre mondial sur la biodiversité pour l’après-2020 sera le premier adopté depuis les objectifs d’Aichi sur la biodiversité en 2010.

Lors de la COP10 à Nagoya, au Japon, en 2010, les gouvernements se sont engagés à atteindre les 20 objectifs d’Aichi en matière de biodiversité d’ici 2020. Notamment à réduire de moitié la perte d’habitats naturels et à mettre en œuvre des plans de consommation et de production durables. Selon un rapport de la CDB pour 2020, aucun de ces objectifs n’a été pleinement atteint.

Pourquoi la cop de cette année est-elle si importante ?

Il n’a jamais été aussi urgent de lutter contre la perte de biodiversité. La planète connaît un dangereux déclin de la nature dû à l’activité humaine. Elle est confrontée  à sa plus grande perte de vie depuis les dinosaures. Un million d’espèces végétales et animales sont aujourd’hui menacées d’extinction. Nous pourrions bien connaître la 6e extinction de masse.

L’existence de l’humanité dépend de la pureté de l’air, de la nourriture et d’un climat habitable, qui sont tous régulés par le monde naturel. Une planète saine est également précurseur d’économies résilientes. Plus de la moitié du PIB mondial, soit 41 700 milliards de dollars, dépend d’écosystèmes sains.

Des écosystèmes sains sont également essentiels pour atteindre les Objectifs de développement durable et limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C. Or, le changement climatique risque de devenir l’un des principaux facteurs de perte de biodiversité d’ici la fin du siècle.

La COP15 a pour objectif de parvenir à un accord historique pour stopper et inverser la perte de biodiversité.

Quels sont les principaux enjeux ?

De nombreuses questions seront négociées. Le projet comprend plus de 20 objectifs, dont des propositions visant à réduire l’utilisation des pesticides, à lutter contre les espèces envahissantes, à réformer ou à supprimer les subventions nuisibles à l’environnement et à accroître le financement de la protection de la nature par des sources publiques et privées.

Les mesures  doivent être à la fois ambitieuses et réalisables si l’on veut que de réels progrès soient accomplis. Elles devront s’attaquer aux cinq principaux facteurs directs de la perte de biodiversité : 

  • le changement de l’exploitation/utilisation des mers et des terres;
  • la surexploitation des organismes;
  • le changement climatique;
  • la pollution;
  • les espèces non indigènes envahissantes.


Il faudra également adresser les  causes sous-jacentes telles que la surconsommation et la production non durables.

L’agriculture et l’urbanisation par exemple sont à l’origine de 80 % de la perte de biodiversité dans de nombreuses régions, c’est pourquoi il est essentiel de s’y attaquer.

Il est également important que les solutions trouvées lors de la COP15 englobent l’ensemble de la société, du secteur financier et des entreprises aux gouvernements, en passant par les ONG et la société civile. 

La participation des peuples autochtones et des communautés locales aux processus décisionnels relatifs à la nature, ainsi que la reconnaissance de leurs droits sur les terres, sont particulièrement importantes.

Des accords devront être conclus sur le financement, notamment sur le montant de l’aide que les pays riches apporteront aux pays en développement pour financer la conservation de la biodiversité. 

Étant donné le rôle crucial que jouent des écosystèmes sains dans tous les aspects de l’humanité, il est vital qu’un accord soit trouvé à Montréal et que le déclin de notre monde naturel soit stoppé.

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