COVID-19 : plus de la moitié des Européens touchés par Omicron d’ici 2 mois

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Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les systèmes de santé de nombreux pays subissent une « pression intense » du fait du variant Omicron. L’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) a estimé que plus de 50 % de la population de la Région européenne pourrait être infectée par Omicron dans les six à huit prochaines semaines.

Le Dr Hans Kluge, Directeur régional de l’OMS pour l’Europe, a déclaré aujourd’hui lors d’une conférence de presse à Copenhague, que les 53 pays de la Région Europe ont enregistré plus de 7 millions de nouveaux cas de COVID-19 au cours de la première semaine de 2022, un nombre qui a doublé en deux semaines.

Depuis le 10 janvier, 26 pays européens ont signalé que plus de 1% de leur population était positive au COVID-19 chaque semaine.

L’ampleur sans précédent de la transmission a débouché sur une hausse des hospitalisations, le taux de mortalité restant stable. « Cela met au défi les systèmes de santé et la prestation de services dans de nombreux pays où Omicron s’est propagé à grande vitesse et menace de déborder dans de nombreux autres », a déploré le Dr Kluge.

Les vaccins offrent une bonne protection

« Permettez-moi de réaffirmer que les vaccins actuellement autorisés continuent d’offrir une bonne protection contre les maladies graves et décès, y compris ceux causés par Omicron », a poursuivi le Dr Kluge. Prenant l’exemple du Danemark, où les cas d’Omicron ont explosé ces dernières semaines, Hans Kluge a souligné que le taux d’hospitalisation chez les patients non vaccinés était 6 fois plus élevé que chez ceux qui avaient été entièrement vaccinés dans la semaine qui a suivi Noël.

Le Dr Kluge a souligné que dans les pays où la vague de contaminations par Omicron a commencé, la priorité devrait être d’éviter et de réduire les préjudices chez les personnes vulnérables et de minimiser les perturbations des systèmes de santé et des services essentiels.

« Toute décision de raccourcir les périodes de quarantaine ou d’isolement doit être prise en combinaison avec des tests COVID-19 négatifs et uniquement lorsqu’elle est considérée comme importante pour préserver la continuité des services essentiels. Toute décision en ce sens doit être prise en pesant soigneusement les risques et les avantages d’une telle mesure. »

« Les écoles devraient être les derniers endroits à fermer et les premiers à rouvrir »

Le Dr Kluge a insisté sur la nécessité de maintenir les écoles ouvertes, car elles sont importantes pour le bien-être mental, social et éducatif des enfants.

En raison de la plus grande transmissibilité d’Omicron, l’OMS Europe indique que les directives suivantes restent d’actualité :

– Assurer la ventilation, l’hygiène des mains et l’utilisation de masques faciaux appropriés.

– Inclure les enseignants et les membres du personnel scolaire dans les groupes de population prioritaires à qui l’on propose le vaccin COVID-19 et les doses de rappel. Proposer aux enfants vulnérables et aux enfants qui sont en contact avec des adultes vulnérables le vaccin COVID-19 dans les pays où il est disponible.

En outre, les pays peuvent envisager de revoir les protocoles de dépistage, d’isolement et de mise en quarantaine des contacts en classe afin de minimiser les perturbations de l’apprentissage, en atténuant ces risques autant que possible par une bonne ventilation et l’utilisation de masques.

Selon le Dr Kluge, il est conseillé de prendre des dispositions pour l’apprentissage en ligne parallèlement à la présence physique, afin que les enfants puissent poursuivre leur éducation lorsqu’ils ne sont pas en mesure de se rendre à l’école.

Partage des vaccins et solidarité

La Région européenne de l’OMS considère que les stabilisateurs de pandémie qui ont guidé son action au cours des derniers mois n’ont jamais été aussi pertinents : vaccination, troisièmes doses ou rappels, utilisation accrue des masques, ventilation des espaces fermés, application de nouveaux protocoles cliniques.

« De plus, notre objectif principal doit être le partage des vaccins et la solidarité – par-delà les groupes d’âge, les secteurs, les frontières et les lignes politiques », a conclu le Dr Kluge.