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SantéVariole du singe : ce qu’il faut savoir

Variole du singe : ce qu’il faut savoir

Observée en Europe depuis plusieurs semaines, la variole du singe est une maladie virale dont les symptômes sont similaires à ceux observés chez les patients atteints de variole, bien qu’elle soit cliniquement moins grave.

Elle se transmet à l’homme par contact avec une personne, un animal ou un objet porteur du virus. Elle peut être contractée par contact direct avec le sang, les fluides corporels ou les lésions cutanées d’un animal infecté. Parmi les animaux qui la transmettent, on trouve différents rongeurs et des primates.

Guérison spontanée dans la plupart des cas

Cette maladie guérit spontanément souvent sous 14 à 21 jours. Elle peut être bénigne mais des liaisons infectieuses causées par la maladie peuvent provoquer des douleurs ou des démangeaisons.

Plusieurs études expérimentales ont montré que la vaccination contre la variole était efficace à 85 % pour prévenir la variole du singe. Ainsi, le fait d’avoir été vacciné auparavant contre la variole peut entraîner une maladie moins grave.

Le vaccin contre la variole n’est plus administré depuis l’éradication de cette maladie en 1980.

Un virus présent en Europe

La maladie est principalement présente en Afrique centrale et occidentale, souvent à proximité des forêts tropicales humides, mais apparaît de plus en plus dans les zones urbaines.

La variole du singe est dorénavant une maladie d’importance mondiale pour la santé publique car elle ne se limite pas aux pays d’Afrique occidentale et centrale mais touche aussi le reste du monde y compris certains pays d’Europe occidentale comme l’Allemagne, la France ou le Royaume-Uni.

Depuis le 7 mai 2022, plus de 1500 cas de variole du singe ont été signalés à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Europe par 25 États membres où la maladie n’est pas endémique. Jusqu’à présent aucun décès n’a été signalé dans ces pays.

Le nombre de cas reste assez faible mais certains cas n’ont aucun lien direct avec des pays où la variole du singe était présente. L’étendue de la transmission communautaire n’est pas claire à ce stade, mais il est probable que d’autres cas seront recensés dans les prochains jours.

Annonces de l’OMS

« À l’heure actuelle, une réponse efficace à la variole du singe ne nécessitera pas les mêmes mesures de population étendues que celles dont nous avons eu besoin pour le COVID-19, car le virus ne se propage pas de la même manière », a déclaré le Dr Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe, dans un communiqué le 31 mai.

«Le Directeur général de l’OMS est d’accord avec les conseils offerts par le Comité d’urgence du RSI concernant l’épidémie de variole du singe dans plusieurs pays et, à l’heure actuelle, ne détermine pas que l’événement constitue une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) », a déclaré l’agence des Nations Unies dans un communiqué le 26 juin.

« L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recommande pas la vaccination de masse contre la variole du singe », a déclaré le Directeur général de l’agence onusienne, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse régulière à Genève.

Le chef de l’OMS a noté que le Comité avait souligné que la variole du singe circulait dans un certain nombre de pays africains depuis des décennies et avait été négligé en termes de recherche, d’attention et de financement. « Cela doit changer non seulement pour la variole du singe mais pour d’autres maladies négligées dans les pays à faible revenu », a-t-il déclaré.

Lutter contre la stigmatisation

L’ONUSIDA, l’agence des Nations Unies qui coordonne l’effort mondial pour lutter contre la pandémie de sida, a dénoncé la stigmatisation de certaines communautés, notamment envers les homosexuels et les personnes d’origine africaine.

L’Organisation s’inquiète de stéréotypes racistes et homophobes. Une part importante des cas a été identifiée parmi la communauté LGBTQ+, certains cas ayant été identifiés dans des cliniques de santé sexuelle.

Dans un communiqué de presse, ONUSIDA indique que les enseignements à tirer de la lutte contre le sida sont que la stigmatisation et le blâme dirigés contre certains groupes de personnes peuvent rapidement affaiblir la réponse aux épidémies.

« La stigmatisation et les accusations compromettent la confiance et la capacité à riposter efficacement pendant des épidémies comme celle-ci », a déclaré le directeur exécutif par intérim de l’ONUSIDA, Matthew Kavanagh. « Cette épidémie souligne la nécessité urgente pour nos responsables de renforcer la prévention contre les pandémies, notamment en consolidant les capacités dirigées par les communautés et les infrastructures de défense des droits humains. »

A l’occasion d’une concertation mondiale sur la recherche le 3 juin 2022, l’OMS a réuni un groupe de 500 experts afin examiner les données disponibles sur le virus, sa  transmission, ses caractéristiques cliniques, les traitements et potentiels vaccins. L’amélioration de la lutte contre la variole du singe dans les pays endémiques est essentielle pour faire face au développement de la maladie et contrôler sa diffusion dans les pays non-endémiques. 

Plus d’informations

Variole du singe

(Orthopoxvirose ‎simienne)‎ Ce qu'il faut savoir!

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