La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan s’est ouverte lundi à Nice avec un appel à la mobilisation pour protéger l’océan, à l’arrêt du « pillage » et à écouter ce que dit la science.
« J’exhorte tous les pays à prendre des engagements audacieux », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans son discours d’ouverture de la conférence le 9 juin. « Nous vivons une époque de troubles, mais la détermination que je vois ici me donne de l’espoir », a-t-il déclaré. « L’espoir que nous pouvons inverser le cours des choses ».
« Les grands fonds ne peuvent pas devenir un Far West », a ajouté le chef de l’ONU. « Les abysses ne sont pas à vendre, pas plus que le Groenland, l’Antarctique ou la haute mer », a déclaré le président français. « Si la Terre se réchauffe, l’océan est en ébullition ».
Ne pas se lancer dans l’exploitation des grands fonds avant leur exploration
« C’est une folie de lancer de l’action économique prédatrice qui va bousculer des grands fonds marins, qui bouscule la biodiversité, qui la détruit, qui libère des puits de carbone irrécupérables, quand nous n’y connaissons rien ! C’est de l’obscurantisme que de faire de l’exploitation avant d’avoir commencé l’exploration. Et donc, le moratoire sur l’exploitation des grands fonds marins est une nécessité internationale ».
« Nous devons revitaliser le multilatéralisme derrière le Secrétaire général des Nations Unies », a lancé M. Macron ajoutant que « la seule façon de relever ce défi est de mobiliser tous les acteurs, les chefs d’État et de gouvernement qui s’expriment ici, mais aussi les scientifiques ».
Tous deux ont insisté sur l’importance de la science et de la recherche. Il n’y aura pas de bataille pour nos océans si elle n’est pas d’abord fondée sur une science libre, ouverte, partenariale. Le climat comme la biodiversité, ce n’est pas une question d’opinion, c’est une question de faits, scientifiquement établis », a insisté M. Macron.
Le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves Robles, pays co-hôte de cette conférence, a déclaré que « ce sommet doit rester dans les mémoires comme le moment où le monde a compris que la protection des océans n’est pas une simple option. Il s’agit plutôt d’un impératif moral et économique, et nous avons besoin d’une protection minimale ».
Un espoir de renverser la tendance
« Nous vivons une époque de troubles, mais la détermination que je vois ici me donne de l’espoir. L’espoir que nous pouvons renverser la tendance. Que nous pouvons passer du pillage à la protection. De l’exclusion à l’équité. De l’exploitation à court terme à la gestion à long terme », a déclaré le chef de l’ONU.
« L’océan qu’ont connu nos ancêtres, qui regorgeait de vie et de diversité, peut être davantage qu’une légende. Il peut être notre héritage ».
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