ActualitésClimat : l’avenir est aux énergies propres, pour tous

Climat : l’avenir est aux énergies propres, pour tous

La Journée internationale des énergies propres, célébrée pour la première fois ce 26 janvier 2024, est l’occasion de rappeler à quel point la transition énergétique représente un enjeu vital face aux changements climatiques.

Que sont les énergies propres ?

Les énergies propres sont celles qui ont le moins d’impact sur l’environnement. Elles comprennent toutes les sources renouvelables : solaire, éolien, hydro-électrique et géothermie.

Leur rôle est essentiel dans la réduction des émissions de carbone.

Les combustibles fossiles, à l’origine du réchauffement climatique, continuent de jouer un rôle majeur dans la production mondiale d’énergie. Cependant, les sources d’énergie renouvelables, dont l’utilisation est en hausse constante, représentent environ 29 % de la production mondiale d’électricité.

Dans la majorité des pays, ces énergies renouvelables sont désormais plus rentables et créent trois fois plus d’emplois que les combustibles fossiles. Par ailleurs, le coût des technologies liées aux énergies renouvelables chute rapidement.

Les énergies propres, cruciales face au changement climatique

L’énergie renouvelable provient de sources naturelles qui se reconstituent à un rythme plus élevé qu’elles ne sont consommées.

Au cours des dernières décennies, le charbon, le pétrole et le gaz ont été les principales sources d’énergie. Leur combustion entraîne d’importantes émissions de gaz à effet de serre, responsables des changements climatiques, et a des effets néfastes sur le bien-être des individus et sur l’environnement.

Les scientifiques soulignent l’importance de réduire les émissions de près de 50% d’ici 2030 et d’atteindre un statut zéro émission nette d’ici 2050.

« Il est urgent d’opérer une transition juste et équitable des combustibles fossiles polluants vers les énergies propres pour éviter le pire du chaos climatique et progresser plus vite sur la voie du développement durable », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans son message à l’occasion de la Journée internationale des énergies propres.

Les énergies propres sont meilleures pour notre santé

Le passage à des sources d’énergie propres contribue aussi à lutter contre la pollution de l’air. Les combustibles fossiles génèrent des concentrations élevées de particules fines et de dioxyde d’azote qui causent des problèmes de santé tels que l’asthme, les maladies cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux.

En 2019, près de 600 000 décès prématurés ont été attribués dans la région européenne de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à la pollution de l’air.

Les énergies propres en Europe

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie dans l’UE est passée de 17,5 % à 21,8 % entre 2015 et 2021. Elle devrait dépasser la cible de 32 % prévue pour 2030.

Le Pacte vert pour l’Europe, qui vise à transformer les 27 en premier continent neutre pour le climat, veut voir la majorité de sa consommation d’énergie provenir de sources renouvelables d’ici 2050. Aujourd’hui, 75 % de toutes les émissions dans l’UE proviennent du secteur énergétique.

En Belgique par exemple, la situation reste ambivalente. D’un côté, l’indicateur portant sur les énergies renouvelables est positif. De l’autre, la dépendance à l’égard des énergies fossiles reste élevée.  En 2021, 13 % de la consommation finale brute d’énergie en Belgique provenait de sources d’énergies renouvelables – en net progrès, puisque ce niveau atteignait moins de 10 % en 2019 et 6 % en 2010, mais un niveau encore inférieur à la moyenne européenne.

En France, les énergies renouvelables représentent 13 % de la consommation d’énergie primaire et 19,3 % de la consommation finale brute d’énergie en France en 2021. Ces parts sont en progression régulière depuis une dizaine d’années.

Le bouquet énergétique primaire réel de la France se compose de 40 % de nucléaire, 28 % de pétrole, 16 % de gaz naturel, 14 % d’énergies renouvelables et déchets (dont 1 % de déchets non renouvelables) et 3 % de charbon.

Les énergies propres pour tous

Le lien entre l’énergie propre, le progrès socio-économique et la durabilité environnementale joue un rôle clé pour relever les défis rencontrés par les communautés vulnérables à travers le monde.

Aujourd’hui encore, 675 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Quatre sur cinq se trouvent en Afrique subsaharienne. Pour ces populations, un accès insuffisant à une énergie fiable entrave l’éducation, les soins de santé et les perspectives économiques.

De nombreuses régions en développement continuent de dépendre dans une large mesure de combustibles fossiles nocifs pour l’environnement pour leurs activités quotidiennes, entretenant ainsi la pauvreté. Si les tendances actuelles persistent, on estime qu’une personne sur quatre continuera d’ici 2030 d’utiliser des systèmes de cuisson dangereux, malsains et inefficaces, comme la combustion du bois.

L’élimination des énergies fossiles est « inévitable »

La dernière Conférence des Nations Unies sur le climat (COP28) s’est clôturée par un accord qui a jeté les bases d’une transition rapide et équitable des combustibles fossiles, grâce à un financement accru et à de fortes réductions des émissions. Au total, 123 pays se sont également engagés lors de la conférence à tripler la capacité d’énergie renouvelable et à doubler les améliorations de l’efficacité énergétique d’ici 2030.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a défini cinq mesures cruciales auxquelles le monde doit donner la priorité pour relancer la transition vers les énergies renouvelables :

 

  • Faire des technologies d’énergies renouvelables des biens publics mondiaux.
  • Améliorer l’accès aux composants et aux matières premières au niveau mondial.
  • Uniformiser les règles du jeu pour les technologies d’énergies renouvelables.
  • Réorienter les subventions pour l’énergie de façon à passer des combustibles fossiles aux sources renouvelables.
  • Tripler les investissements dans les énergies renouvelables.

« Je suis fermement convaincu que l’élimination progressive des combustibles fossiles est non seulement nécessaire, mais inévitable, a déclaré M. Guterres. Notre avenir est placé sous le signe des énergies propres. Ensemble, accélérons la transition ».

Plus d’information:

Climat : il faut tripler les investissements dans les énergies renouvelables

Objectifs de développement durable : le bilan de l’UE

Climat : les moments forts de la COP28

 

 

Derniers articles

France et Monaco

4,482FansJ'aime
5,379SuiveursSuivre

Belgique et Luxembourg

3,227FansJ'aime